EADS n'a "pas pris conscience" de la "complexité" du projet A 400 M
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L'A 400 M, poids mort d'EADS... la tendance se confirme. Un rapport du Sénat critique vertement la gestion du développement de cet appareil de transport militaire par le groupe européen. Il confirme le retard de trois ans au moins dans les livraisons, confirmant de fait une des informations tirées d'une note confidentielle que le Figaro s'est procurée.
Pour les rapporteurs du Sénat, les problèmes liés au système de navigation que rencontre l'A 400 M sont "au moins aussi inquiétants" que ceux liés au moteur. Et les parlementaires d'enfoncer le clou en affirmant que le choix d'un consortium européen pour développer la motorisation "n'est pas à l'origine des retards" rencontrés par le programme. Preuve que pour lui, la faute incombe à la gestion du projet par Airbus, la filiale d'aéronautique du groupe européen.
EADS "n'a pas pris conscience assez tôt de la complexité du programme A400M", affirme même le rapport du Sénat. Pour autant, l'Etat français verrait son abandon comme "un désastre" qui "menacerait 30.000 emplois". C'est pourquoi il souhaite l'ouverture de discussions en urgence avec le groupe européen, pour sauver le programme, l'avion de transport de troupe constituant "la meilleure solution pour l'armée française", selon la commission des affaires étrangères et de la défense.
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Jean Arthuis, président de la commission des finances du Sénat, a pressé les pays européens d'adopter une position commune sur le sujet. "Nicolas Sarkozy et Angela Merkel (la chancelière allemande, ndlr) vont devoir se mettre d'accord, il y a des enjeux militaires, politiques et économiques dans ce dossier, a-t-il déclaré. A l'heure où les pays européens s'engagent dans des plans de relance, l'abandon du programme aurait un impact en termes sociaux et économique désastreux et nous ne sommes pas prêt à assumer une telle contradiction".
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