Le loueur d'avions ILFC, gros client d'Airbus et de Boeing, menacé par une crise de liquidités

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Le loueur américain d'avions International Lease Finance Corporation (ILFC ), gros client des constructeurs aéronautiques Airbus et Boeing, risque de se retrouver confronté à brève échéance à une crise de liquidités menaçant sa survie.

Le loueur américain d'avions International Lease Finance Corporation (ILFC), premier client du constructeur aéronautique européen Airbus, a averti mercredi qu'il risquait de se retrouver confronté à brève échéance à une crise de liquidités menaçant sa survie. ILFC, dont le financement est actuellement assuré jusqu'à la fin avril, est une filiale de l'assureur AIG, nationalisé à l'automne après un apport de 170 milliards de dollars par les pouvoirs publics.

"Sans soutien additionnel d'AIG ou de financement garanti d'une tierce partie, il pourrait y avoir à l'avenir des doutes sur notre capacité à continuer comme entreprise", a souligné le louer d'avions en préambule de son rapport annuel, disponible sur le site internet de l'entreprise. Le groupe californien souligne avoir pu poursuivre ses activités en mars grâce à un prêt de 800 millions de dollars de sa maison-mère.

Pour avril, AIG a accepté d'apporter 900 millions de dollars supplémentaires, dont le déboursement doit encore être approuvé par la branche new-yorkaise de la Réserve fédérale. Le groupe admet qu'il pourrait encore devoir à l'avenir solliciter les ressources de sa maison-mère. Avant même la crise qui a failli mettre à bas AIG, les dirigeants d' ILFC envisageaient de faire prendre son indépendance à la société, mais l'intensification de la crise ne leur a pas permis de mener leur projet à bien.

De plus, la quasi-faillite de sa maison-mère a eu pour conséquence une dégradation de sa note par les agences de notation et un assèchement de ses sources de crédit, deux conséquences très sérieuses pour une société qui doit se refinancer sur les marchés pour son activité. ILFC, qui avait débuté ses activités en 1973, était fin décembre à la tête d'une flotte de 955 appareils, loués en crédit-bail aux principales compagnies aériennes mondiales, dont Air France-KLM, Alitalia ou Cathay Pacific.
 

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a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
la totalite du tissu industriel europeen et americain est en peril a cause de joueurs de poker.....
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
le chateau de carte ne va pas tardé a s' éffondrer....donc TOUT est basé sur du crédit-surcrédit-surcrédit???!!! en effet, depuis quand ILFC ne se fait plus payé ses créances par les compagnies aériennes?? si elles ne payent pas, ils saisissent l' avion...donc d' ou vient le trou? les alchimistes du crédit encore?

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