Airbus livre son premier avion "made in China"

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(Crédits : Reuters)
Le constructeur aéronautique européen a livré à Tianjin, près de Pékin, le premier de ses A320 assemblé en Chine, et qui doit démarrer sa carrière commerciale dès mercredi.

Le constructeur aéronautique européen Airbus a livré ce mardi à Tianjin, près de Pékin, le premier de ses A320 assemblé en Chine. Lors d'une cérémonie, l'avion a été officiellement remis à son propriétaire Dragon Aviation Leasing et à la compagnie régionale qui l'exploitera Sichuan Airlines. "Nous établirons un avenir fort avec et pour l'industrie aéronautique chinoise", a déclaré le patron de l'avionneur européen, l'Allemand Thomas Enders. Le maire de Tianjin, Huang Xinguo, a évoqué "un jour historique" pour la coopération sino-européenne. "Nous allons approfondir notre coopération pour écrire un nouveau chapitre de la collaboration entre la Chine et l'Europe", a-t-il lancé.

L'avion, qui doit entamer sa carrière commerciale dès mercredi après avoir rejoint Chengdu, la capitale régionale du Sichuan (sud-ouest du pays), a effectué le mois dernier son vol inaugural, avec à son bord le premier ingénieur d'essais chinois formé par Airbus. Une dizaine de moyen-courriers A319/A320 doivent être livrés cette année, avant que la cadence de production ne passe à quatre appareils mensuels d'ici à fin 2011. Le marché aéronautique chinois - le deuxième derrière les Etats-Unis - s'avère prometteur avec 3.000 nouveaux avions d'ici vingt ans. 

L'usine de Tianjin, ville portuaire située à 120 km de Pékin, entièrement sur le modèle de celle de Hambourg (nord de l'Allemagne), a été inaugurée en septembre dernier, en présence du Premier ministre Wen Jiabao, pour un investissement de 8 à 10 milliards de yuans (1,17 à 1,47 milliard de dollars). Elle est détenue par une coentreprise formée à 51% par la filiale du groupe européen EADS et à 49% par un consortium chinois.

(retrouvez le communiqué d'Airbus).
 

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Nonobstant des résultats spatiaux Chinois, reste à voir la part réelle des matériels "made in China" dans ces avions et les niveaux de leurs qualités. Les Chinois ne font pas trop dans la "dentelle" et quand ils font des erreurs ils ne sont pas meilleurs que d'autres. On verra très certainement d'ici peu de ces avions made in China achetés par les compagnies low costs pour "équiper" nos lignes européennes.Certainement une très bonne opération financière pour Airbus et EADS...Mais on ne nous dit pas tout...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
A quand le prochain crash !
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
c'est de la folie pure!l'europe aéronautique vient officiellement declarer sa mise à mort future.
Bientôt les usines de toulouse et autres verront leur plan de charge diminuer, c'est de la folie!!!, et en plus bonjiour la qualité, ....
arrêtons le massacre
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
la mondialisation à 700kms/h! on delocalise tout,la delocalisation accelere le chomage dans nos pays qui lui meme augmente le cout social qui lui meme pousse a encore plus de delocalisation. Le cercle est infernal ... mais cette fois on est dans le mur!! c est la gestion de la mondialisation qu'il faut revoir, le reste est blabla
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Les chinois sont des gens brillants avec un idéalisme que nous avons perdu et dont la pensée est collective pour leur pays qui tente à devenir le Premier dans tout les sens du mot ou maux .....comme il vous plaira
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
On a filer aux chinois les industries du textile, chaussure etc ... pour leurs vendre des avions, ben ils les font chez eux mintenant ! Heureusement que nos politiques sont visionnaires !Il nous plus qu'a attendre les chinois (en airbus) en bretagne on leurs fera des crèpes (sans donner la recette).
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Les rois de la contrefaçon ont sorti récemment le premier avion de ligne soit-disant conçu en Chine. Voyez plutôt : le ARJ21 qui est une copie du bon vieux DC9 des années soixante !! Evidemment de la technologie plus récente est dedans mais en absence de capacités réelles d'effectuer des études aérodynamiques dignes de ce nom, ils copient et proclament leur capacité à réaliser un avion 100% made in China... Leur chasseur J 10, impressionnant certes, mais qui n'est qu'une adaptation de l'avion Lavi israélien des années 80... Alors, leur donner sur un plateau la technologie de l'A320, merci ! Ils n'achèteront plus rien et revendront de bons avions dans le futur à nos propres clients. On peut toujours arguer du fait que c'est une technologie mise au point il y a 25 ans, mais tout de même, si une usine nouvelle a été construite par Airbus en Chine, c'est bien pour y faire...des Airbus, avec la technologie de ceux que nous vendons en Europe !! Alors quoi, on donne tout à notre principal futur concurrent ? Qu'est-ce qu'on a à gagner ?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Voilà qui sonne le glas de la dernière grande industrie de pointe en France, préparez vos mouchoir et faites de la place (a l'ANPE) pour les employés d'Airbus. Pauvre France
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Les français soufre pour trouvé un emploi, sachant que d'autres autorise au grand groupe pour délocalisé, afin de baissé le cout de production et la qualité bonjour.

baye bay la qualité airbus préfère gagner plus, au lieu de faire travaillé plus des chômeurs et aidé l?état de sortir de cette impasse.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Les ours en peluche chinois sont toxiques pour les enfants, s'enflamment pour un rien, ont les yeux qui se débinent pour que les mômes s'étouffent plus facilement. Le lait chinois bouzille les reins des nouveaux nés. Quant aux avions chinois, ils sont... très bien.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
LES DESSUS ET LES DESSOUS DU DISCOURS

En dépit de la présence du soleil, le 22 juin 2009, à Versailles, le cliché de fin de discours prononcé par le chef de l?Etat est triste : "un vieux pays, sur un vieux continent, avec une vieille civilisation".

En traçant les voies d?un « nouveau modèle de croissance » pour l?après crise ; en promettant de parachever des « réformes courageuses » et en annonçant le lancement d?un emprunt d?Etat, Nicolas Sarkozy a t?il su convaincre et redonner confiance ?

A la veille d?un remaniement et surtout à la veille de la publication des derniers chiffres du chômage qui viendront encore ternir la photo, il a affirmé : « Plus rien ne sera comme avant »

Certes, ce discours devant les parlementaires dont certains avaient décliné l?invitation et d?autres refusé de participer au débat qui s?en est suivi, fût une première depuis 1875.

Il a invoqué l?héritage du Conseil national de la Résistance et des Trente glorieuses pour appeler la classe politique, les partenaires sociaux et la société civile à inventer la France de demain.

Toutefois, Nicolas Sarkozy a avoué : « La crise n?est pas finie? Nous ne savons pas quand elle se terminera »

Avant d?ajouter : « Considérer la crise comme une parenthèse qui sera bientôt refermée?serait une erreur fatale »

Rappelant que dans les heures les plus sombres de notre histoire, le Conseil National de la Résistance avait su rassembler toutes les forces politiques pour forger le pacte social qui allait permettre la renaissance française, et en se fixant pour objectif de mettre l?économie au service de l?Homme , et non l?inverse, il a présenté à grands traits son dessein.

Dans le nouveau modèle de croissance que la France appelle de ses v?ux, qu?elle cherche à construire, le président de la République a affirmé : "Une place plus grande doit être faîte au travail, aux entrepreneurs, aux inventeurs, aux créateurs, à la production"

Il s?est ouvertement posé la question au milieu de son discours : « Pourquoi est-il si difficile de réformer notre pays? Pourquoi est-il si difficile de résoudre les problèmes structurels que tout le monde connaît ? »

Ce discours avait donc le mérite d?être honnête au regard des réalités politiques, économiques et sociales : « Sans investissement, il n?y a plus d?avenir »

Mais là où la situation se complique, c?est lorsque Nicolas Sarkozy déclare : « Nous mobiliserons des moyens nouveaux dans la ré-industrialisation des bassins d?emploi en difficulté » « le Grenelle de l?environnement va créer 600.000 emplois » « Nous allons donner à la production et au travail un nouveau modèle de croissance »

Car, même si à l?instar de chaque Français, le chef de l?Etat refuse de se résigner à la destruction de nos emplois et de nos industries; au fait que nos usines s?en aillent, que nos gâchions nos meilleurs atouts : les réalités sont là !

L?idée d?une France sans usines et sans ouvriers est sans aucun doute une idée folle. Mais c?est bien ce qui risque de se produire et nous menace le plus, comme le prouvent les délocalisations qui nous frappent : de la lingerie à l?aviation en passant par les énergies vertes.

Pour suivre la chronique en son et en images sur la webradio AWI, rendez-vous sur www.awi1.com
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Les manager qui signent des deals pareil devraient finir en prison ni plus ni moins. Ils sont trop dangereux pour l'économie du pays.

Airbus, les premiers a refuser l'offshoring informatique "par securité" vers les pays asiatique et qui leur donne directement les plan de l'avion !!!

Les methode Chinoises de corruption on eu raison des dirigeants qui sont les nouvelle taupes de l'espionnage industriel.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
La vente et le transfert total de la technologie du A320 à la Chine est l'une des meilleures opérations que nous ayons faite, elle ses doit d'être expliquée. Cet avion est un modèle ancien et limité pour notre trafic qui lui aussi a changé. En effet, plus de Air Inter où de trajets courts en France qui sont remplacés par le TGV mais des trajets plus fournis et plus longs pour lesquels l'A350 qui vient fera merveille. Il reste 8 ans de vie à l'A320 juste le temps que les chinois mettront à le produire de façon industrielle. La possibilité de commande est fixée à 1000 voire 1500. et profitera à la France. Il faut ainsi savoir que sur un aéronef les moteurs fabriqués par Safran représentent 30 % du total. D'autre éléments représentent une part non négligeable comme le train avant, les poste de pilotage et les radars qui seront tous français. le stock de pièces détachées, une fortune, sera aussi transférée. La Chine jouera le rôle de voiture balai industriel pour ce segment. Les compagnies françaises passeront au A350 et vendront quelque soit leur âge pratiquement tous les A320 aux chinois, tout le monde y trouve sont compte. Les choses ne sont pas dites aussi directement afin de ménager nos partenaires. les plans de charge eux se trouveront maintenus et même augmentés, dans ce domaine la régularité étant préférable aux secousses.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
La qualité industrielle à mon avis est une question de moyens, pas de pays d'origine. Aujourd'hui les entreprises chinoises ont les moyens de concurrencer les autres pays industrialisés sur ce point. D'ici peu les Chinois deviendront des leaders dans de nombreux domaines. Rien de surprenant, c'est le capitalisme qui veut ça.
La seule chose qui éviterait les délocalisations absurdes qu'on subit serait que les peuples surexploités se soulèvent pour réclamer leur dû.

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