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VIDEO L'apesanteur à bord d'un Airbus, c'est possible. Et ça coûte 6000 euros.

latribune.fr

Publié le 04 décembre 2012 à 09:45 - Mis à jour le 04 décembre 2012 à 09:46

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Dès le premier trimestre, des vols paraboliques à bord d'un A 300 du CNES permettront à ses passagers embarqués moyennant la somme de 5980 euros de passer pas moins de cinq minutes en apesanteur. Les vols sont commercialisés par Avico, le premier courtier aérien français.

Se mettre quelques minutes dans la peau d'un astronaute, découvrir l'apesanteur sans jamais quitter l'atmosphère : tous les passionnés de la conquête spatiale pourront tenter l'aventure en 2013 pour moins de 6.000 euros (5.980 euros TTC). Ce matin, Yannick d'Escatha, le président du CNES, a annoncé l'ouverture au public des vols de découverte de l'apesanteur à bord de l'Airbus A300 ZERO-G habituellement utilisé par le CNES et ses partenaires pour leurs programmes. A partir du premier trimestre 2013, des vols paraboliques spécifiques seront en effet organisés depuis les installations de Novespace, filiale du CNES et propriétaire de l'A300 ZERO-G, au départ de Bordeaux-Mérignac ou du Bourget. Ils sont commercialisés par la société Avico, premier courtier aérien français. « Trois vols sont prévus en 2013, au moins autant en 2014, explique et Gilles Gompertz, directeur général d'Avico. Il s'agit d'une première en Europe ?. Le premier vol est prévu le 15 mars 2013.

Les vols paraboliques sont effectués à bord A300 ZERO-G qui, en 15 ans, a effectué 100 campagnes, 11 500 paraboles et 70 heures d'apesanteur cumulée. Une fois en vol, l'avion alterne des man?uvres de montée et de descente espacées de paliers. Appelées « paraboles », ces man?uvres permettent chacune d'obtenir jusqu'à 22 secondes d'apesanteur : les objets et les personnes à bord ne ressentent plus alors la gravité et peuvent flotter librement dans la cabine de l'avion.

L'appareil grimpe jusqu'à 28 000 pieds

Avant la manoeuvre parabolique, l'avion évolue à l'horizontale à une altitude de 20 000 pieds (plus de 6.000 mètres). Le pilote augmente sa vitesse jusqu'à environ 810 km/h, vitesse maximale autorisée pour ce type d'appareil, puis tire ensuite progressivement sur le manche pour faire cabrer l'avion jusqu'à atteindre une assiette de 47°, à une altitude d'environ 25 000 pieds (7600 mètres). Durant cette phase, appelée "ressource d'entrée", une forte pesanteur apparente s'instaure : les passagers pèsent 1,8 fois leur poids sur Terre. Une fois atteinte l'assiette de 47°, le mécanicien navigant réduit significativement le régime des moteurs, et le pilote relâche son effort sur le manche ( ce moment est appelé "l'injection") : l'avion entre en phase parabolique, et par conséquent en apesanteur. Il continue à monter jusqu'à atteindre une altitude de 28 000 pieds (8 500 mètres), puis redescend.

Pendant cette phase de 22 secondes en montée puis en descente, les passagers flottent librement dans la cabine de l'avion. Lorsque l'avion atteint une assiette à piquer de 42°, à une altitude d'environ 25 000 pieds, le pilote tire de nouveau progressivement sur le manche de façon à sortir de la parabole et retrouver le niveau de vol initial. Durant cette phase, appelée "ressource de sortie", une forte pesanteur apparente ou hypergravité s'instaure de nouveau : les passagers pèsent 1,8 fois leur poids sur Terre. L'appareil revient alors à une position horizontale pendant environ deux minutes, avant d'entamer la parabole suivante. En plus des paraboles décrites précédemment, il est aussi possible de réaliser des paraboles de profil.

Cinq minutes d'apesanteur cumulées

Organisés sur une journée, ces vols de découverte de l'apesanteur, d'une durée de deux heures trente environ, comprendront 15 paraboles, soit 5 minutes d'apesanteur cumulées. Ils accueilleront 40 passagers qui seront répartis en quatre groupes dans la zone de free-floating, chacun accueillant dix passagers, un PNS (personnel navigant de sécurité) et un instructeur. Tous les vols Air Zero G seront effectués en présence de Jean-François Clervoy, Président de Novespace et astronaute de l'ESA. Ce dernier partagera son expérience d'astronaute avec les passagers tout au long de la journée et interviendra en alternance auprès de chaque groupe pendant le vol.

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Pour en savoir plus...

>>> DIAPORAMA Conquête spatiale, cinq projets (dingues) sur la rampe de lancement

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