Défense : un bon vent souffle sur DCNS

 |   |  330  mots
Le PDG de DCNS, Patrick Boissier Copyright Reuters
Le PDG de DCNS, Patrick Boissier Copyright Reuters (Crédits : DCNS)
Le groupe naval a enregistré en 2012 une hausse de plus de 10 % de son chiffre d'affaires à 2,9 milliards d'euros, et de son résultat opérationnel à 209 millions. Seul bémol, la baisse de son carnet de commandes.

Le groupe naval DCNS a réalisé une très belle année 2012. L'an dernier, le chiffre d'affaires a atteint 2,9 milliards d'euros (contre 2,6 milliards en 2011). Le résultat opérationnel courant de DCNS avant amortissement des écarts d'évaluation s'élève à 209 millions d'euros (soit 7,1 % du chiffre d'affaires) contre 186 millions millions d'euros en 2011 (soit 7,1 % du chiffre d'affaires). "En 2012, nous avons réalisé une croissance de près de 12 %  de notre chiffre d'affaires et de notre résultat opérationnel, a souligné le PDG de DCNS, Patrick Boissier, cité dans un communiqué. Grâce au dynamisme des équipes du groupe, nous sommes en ligne avec nos objectifs".

La croissance du chiffre d'affaires "résulte de l'exécution de programmes industriels tant en France (sous-marins Barracuda, frégates Fremm et maintenance de la flotte de premier rang de la Marine nationale) qu'à l'international (Brésil, Inde, Maroc, Norvège...)", a précisé le communiqué. Pour autant, DCNS est conscient d'aborder "une phase beaucoup plus délicate de notre plan en raison du durcissement de la situation économique et du renforcement de la concurrence. C'est pourquoi nous intensifions nos efforts afin de conforter notre leadership technologique et commercial sur nos marchés français et internationaux".

Baisse des prises de commandes

Les prises de commandes de l'année 2012 représentent un montant total de 2,5 milliards d'euros (contre 3,2 milliards d'euros en 2011). Les principales commandes engrangées l'an dernier ont concerné la maintenance des frégates multi-missions Fremm et des sous-marins nucléaires. En outre, un contrat de modernisation du système de combat du porte-avions Charles-de-Gaulle a été signé. Enfin, les efforts commerciaux de DCNS ont également permis d'enregistrer plusieurs succès significatifs à l'international, notamment en Malaisie où DCNS a vendu le design de la corvette de type Gowind ainsi que le système de combat Setis à la marine malaisiene. Pas suffisant pour maintenir le carnet de commandes au même niveau que celui de 2011. Il s'est établi à 14,5 milliards d'euros à fin 2012 contre 14,8 milliards à fin 2011.

 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 02/03/2013 à 18:43 :
Bonjour, la DCN doit surtout vendre à l'exportation..... Car il y que des commandes de notre marine, ils y a beaucoups de travail pour vendre à l'exportation car une entreprise ne peut compter que sur les effort de la nation....Ou est sont nos ventre de Sous-Marin (conventionnel) ne nous ne pouvons pas vendre des SNA à l'Australie,au Canada, a l'Indre.....Quel sont les Projet de développement commun avec la Russie , un croiseur atomique, un porte-avion ? Il nous faut nous positionner sur les Drones sous-marin.... Ils faut effectuer des recherche et developer de nouveau produit (sur les SM conventionnel) car la concourrance sera acharnée dans les année avenir pour les entreprise de défense.
a écrit le 28/02/2013 à 10:05 :
il faudrait déjà arrêter de payer les TSO comme des cadres....
Réponse de le 03/03/2013 à 16:51 :
TSO,,,,,?
a écrit le 28/02/2013 à 3:52 :
On a aussi des entreprises de robotique navale en France, la DNCS va t-elle s'y positionner ?
Il me semble que de même qu'on a développé des drones aériens( depuis la guerre du Vietnam) et terrestres( depuis l'Afghanistan) on a aussi des drones navals, et pas seulement en surface( il y a en a déjà en démonstration aux états-unis mais ça reste léger) mais aussi sous le niveau de la mer. Imaginez par exemple une sorte de drone sous-marin en forme d'aile de raie manta( comme un mini B2 sous l'eau) avec quelques torpilles et une capacité sonar pour faire de la reconnaissance, sans mettre en danger un sous-marin habité.
a écrit le 27/02/2013 à 21:45 :
La stratégie mise en place par l'ancien PDG Jean-Marie Poimbeuf et son équipe paie aujourd'hui (stratégie à l'international, diversification). Finalement, P. Boissier, le PDG actuel, n'a pas amené grand chose d'important si ce n'est une pression sur les coûts par tous les moyens (méthode lean, diminution importante des effectifs des fonctions support par la mise en place de services partagés bien éloignés des utilisateurs) et une pression importante sur les personnels, notamment l'encadrement (chantiers Championship).

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :