Après les débuts laborieux du B787, Boeing lance un Dreamliner plus grand

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(Crédits : Boeing)
L'avionneur a inauguré le premier vol du B787-9; la version allongée de six mètres de son biréacteur long-courrier. A la suite de l'incendie à bord d'un B787 à Londres et été, la FAA a demandé la vérification de 3800 balises de détresses présentes sur plusieurs types d'appareils.

Alors que de multiples soucis ont émaillé l'exploitation estivale du B787-8, Boeing a effectué ce lundi le premier vol d'essais du 787-9, la version allongée de 6 mètres du biréacteur long-courrier 787. Le 787-9 doit entrer en service mi-2014 dans la flotte d'Air New Zealand. Il peut transporter 40 passagers supplémentaires sur des distances franchissables supérieures de 555 kilomètres à celles du 787-8.

Surveillé de près

L'analyste Scott Hamilton, basé à Seattle, rappelle que Boeing a toujours fait évoluer ses modèles depuis le 707. "Le premier vol du 787-9 devrait normalement susciter peu d'intérêt. Mais vu la naissance difficile du modèle de base, le 787-8, et son entrée en service chahutée, avec une interdiction de vol de trois mois et demi, le 787-9 sera surveillé de près pour voir si les difficultés du programme sont derrière lui".

120 jours pour vérifier les balises

Boeing assure néanmoins que ces incidents ne sont pas anormaux dans la première phase d'exploitation d'un nouvel appareil. Il n'empêche, un feu s'est bel et bien déclaré sur un B787 d'Ethiopian Airlines le 12 juillet sur l'aéroport de Londres Heathrow. Selon l'agence américaine de l'aviation (FAA), un court-circuit sur une des balises de détresse, permettant de repérer un appareil en cas d'accident, est soupçonné d'avoir été à l'origine de l'incendie. Dans une directive, la FAA va demander mardi aux compagnies aériennes de vérifier un peu plus de 3.800 balises de détresse fabriquées par le groupe Honeywell et installées sur des avions de plusieurs constructeurs. Les compagnies ont 120 jours pour procéder aux vérifications.

La mesure concerne des appareils de Boeing (les 787, mais aussi des 737, 747, 757, 767, 777, MD-11, MD-88, MD-90 et DC-9) ainsi que des fabricants européens Airbus (A300, A310, A320, A321, A330, A340, A380) et ATR (ATR72), américain Lockheed Martin (382) et français Dassault Aviation (Falcon 7X).

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Commentaires
a écrit le 20/09/2013 à 18:44 :
Quand on qualifie d'incident très mineur ce qui s'est révélé par la suite être, un incendie (qui est le pire scénario dans un avion), dans un panneau électrique, comme celui du Boeing 787 de Qatar Airways qui avait été immobilisé en Juillet, à Doha, on peut se poser des questions...
a écrit le 18/09/2013 à 14:46 :
Ça promet...Les compagnies aériennes évitant dorénavant de communiquer quand il y a des problèmes sur le b787-8, pour ne pas affoler les clients. La mise au point risque d?être encore plus pénible...
Réponse de le 18/09/2013 à 20:41 :
Vous avez des sources?
Car de nos jours avec le web tout ce sait et des sites sont spécialisés dans les incidents aériens ...

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