Armées : un budget en hausse mais qui englobe déjà des dépenses non prévues
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Thomas Samson
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Jusqu'ici tout va bien pour les armées : officiellement, le gouvernement Barnier respecte la trajectoire budgétaire de la loi de programmation militaire (LPM) de 2024-2030 avec une hausse conforme de 3,3 milliards d'euros dans le cadre de la présentation du projet de loi de finances (PLF) 2025. Et ce, dans un contexte de réduction de la dépense publique. Ces efforts permettent de financer les priorités du gouvernement « notamment la sécurité des Français, avec la poursuite des efforts en faveur des budgets régaliens. C'est le cas pour les moyens dédiés à la défense ». Le budget de la mission Défense se hisse au-dessus de la barre symbolique des 50 milliards (50,5 milliards d'euros, contre 47,2 milliards inscrits dans la loi de finances initiale de 2024). Soit une augmentation de 7%.
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Mais - il y a bien sûr un mais -, une partie de ces crédits permettra au ministère des armées « de faire face à ses nombreux engagements internationaux, dans un monde marqué par un regain de violence (guerre en Ukraine, situation au Proche et Moyen Orient...) ». Ce qui est contraire à ce que disait la LPM promulguée le 1er août 2023, dans ses annexes : « La contribution du ministère à la facilité européenne pour la paix (FEP) et les besoins liés au recomplètement des équipements cédés à l'Ukraine ainsi que les aides à l'acquisition de matériels ou de prestations de défense et de sécurité seront financés en dehors des crédits indiqués par la présente loi de programmation militaire. Ces financements seront assurés en construction budgétaire ou en gestion, en cohérence avec l'évolution du contexte géopolitique et militaire ». Discrètement, le nouveau gouvernement rabote les ambitions de la LPM.
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