Boeing rompt avec VSMPO-Avisma et s'affranchit du titane russe
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Le Boeing 787 était jusqu'ici un gros consommateur de titane russe.
Randall Hill
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Le Boeing 787 était jusqu'ici un gros consommateur de titane russe.
Randall Hill
... le cas pour les sociétés européennes. VSMPO-Avisma fournit ainsi 50 % des importations de l'aéronautique française, à commencer par Airbus et Safran.
Confrontée à la guerre en Ukraine, l'aéronautique mondiale tente de couper les ponts avec la Russie. Si les sanctions américaines et européennes ont amené les constructeurs et équipementiers à suspendre leur soutien aux compagnies russes, la question de l'approvisionnement en matières premières est plus problématique. Elle se pose en premier lieu pour le titane, essentiel pour l'aéronautique et dont la Russie est le premier producteur. Boeing vient pourtant d'annoncer qu'il suspendait ses achats de titane russe, en particulier avec VSMPO-Avisma, principal producteur mondial et premier fournisseur du constructeur américain, mais aussi d'Airbus ou Safran.
C'est un sacré changement pour Boeing. Il y a quelques mois à peine, au salon de Dubaï, l'avionneur américain annonçait la signature d'un protocole d'accord avec VSMPO-Avisma, afin qu'il reste son principal fournisseur pour ses avions actuels et à venir. Il dispose d'ailleurs d'une coentreprise, Ural Boeing Manufacturing (UBM), avec le géant russe. Aucune précision sur le sort de cette société n'a été apportée pour l'instant.
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Le titane russe est présent sur les programmes 737, 767, 777, 777X et 787. Selon le Wall Street Journal, il représentait jusqu'ici un tiers des approvisionnements de Boeing. S'en affranchir ne va donc pas être aisé, d'autant que la part du titane dans la conception des avions ne cesse au fil des programmes (8 % sur le 777, 15 % sur le 787).
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