Avec l'arrêt des locations d'avions, la Russie menacée de perdre la moitié de sa flotte
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La quasi-totalité des 64 Airbus A320 d'Aeroflot est location.
Maxim Shemetov
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La quasi-totalité des 64 Airbus A320 d'Aeroflot est location.
Maxim Shemetov
Depuis une semaine, les compagnies russes essuient les sanctions à répétition venues des pays occidentaux. Interdites dans les espaces aériens européen et nord-américain, privés de soutien de la part d'Airbus, de Boeing et des sociétés de maintenance telles que Lufthansa Technik, elles pourraient aussi perdre une large partie de leurs avions. Avec près de 1.000 appareils, la flotte russe est majoritairement composée d'Airbus et de Boeing en location, qui ne sont pas la propriété des compagnies aériennes mais d'organismes financiers : les loueurs, souvent désignés sous le terme anglais "lessors". Certains d'entre eux sont russes, principalement des filiales de banques, mais plusieurs acteurs occidentaux sont concernés. Au titre des sanctions, ces derniers ont désormais jusqu'au 28 mars pour résilier leurs contrats avec les compagnies russes et si possible récupérer leurs avions.
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AerCap, Air Lease Corporation (ALC), SMBC Leasing and Finance, Carlyle Aviation Partners... Nombre de sociétés occidentales sont ainsi directement impliquées. Plus gros loueur au monde avec plus de 2.000 avions et 900 moteurs, la société AerCap est aussi la plus exposée en nombre d'appareils. Basée en Irlande (comme bon nombre de ses homologues), elle possède plus de 140 avions opérant au sein de compagnies russes selon le cabinet d'analyse britannique IBA, qui précise qu'une partie de cette flotte est issue du rachat de l'américain Gecas fin 2021. Selon le loueur, cela représente 5 % de ses actifs, évalués à 75 milliards de dollars fin 2021.
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