Boris Johnson veut augmenter de 45% l'arsenal nucléaire britannique
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Selon le "Guardian", le rapport de plus de 100 pages présente la Russie de Poutine comme une "menace active" justifiant le changement de cap en matière de dissuasion nucléaire. Photo d'illustration : ce RS-24 Yars, qui traverse la Place Rouge le 7 mai...
Reuters
Des quotidiens britanniques ont divulgé mardi le projet de Boris Johnson de faire passer l'arsenal du Royaume-Uni de 180 ogives nucléaires à 260, soit une augmentation d'environ +45%. Selon le "Guardian", un rapport de 100 pages sur la défense et la politique étrangère du Royaume-Uni présente la Russie comme une "menace active" justifiant le changement de cap en matière de dissuasion nucléaire, plutôt synchrone avec la nouvelle posture internationale post-Brexit baptisée "Global Britain".
Le Premier ministre Boris Johnson va annoncer mardi une augmentation de l'arsenal nucléaire britannique, une première depuis la chute de l'Union soviétique, dans le cadre d'une revue stratégique en matière sécurité, de défense et de politique étrangère, indique la presse britannique.
Un coup d'arrêt à la non-prolifération nucléaire
Selon les quotidiens The Guardian et The Sun, le Royaume-Uni va augmenter de 180 à 260, soit d'environ 45%, le plafond maximum de son stock d'ogives nucléaires, mettant ainsi fin au désarmement progressif en œuvre depuis la chute de l'Union soviétique il y a 30 ans.
"Parce queles circonstances et les menaceschangent avec le temps, nous devons maintenir unniveau minimum et crédible de dissuasion", a justifié le ministre des Affaires étrangères, Dominic Raab, interrogé par la BBC."C'est la garantie ultime, lapolice d'assurance ultime contre les pires menaces d'États hostiles", a-t-il ajouté.
Le Premier ministre conservateur doit présenter à la mi-journée les conclusions de cette revue stratégique sur la défense, la sécurité et la politique étrangère du Royaume-Uni, la première depuis la fin de la période de transition après la sortie du pays de l'Union européenne, qui déterminera la ligne gouvernementale pour la décennie à venir.
"Global Britain", la nouvelle posture internationale post-Brexit
Elle intervient au moment où Londres cherche à se repositionner, depuis le Brexit, comme une puissance incontournable sur la scène internationale, selon le concept de "Global Britain".
D'après le Guardian, le rapport de plus de 100 pages justifie le changement de cap en matière d'arsenal nucléaire par une "gamme croissante de menaces technologiques et doctrinales".
Un rapport sévère avec la Russie, bien plus modéré avec la Chine
Le document présente ainsi la Russie de Vladimir Poutine comme une "menace active", mais se montre plus nuancé envers la Chine, avec laquelle Londres souhaite approfondir ses liens commerciaux, qualifiée de "défi systémique".
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Il est également prévu que les soldats britanniques servent "plus souvent et plus longtemps" à l'étranger.