Cinq mois ! c'est l'extraordinaire intervalle entre les deux premiers vols de l'avion chinois C919

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(Crédits : China Daily CDIC)
Quasiment cinq mois après le premier vol de cet appareil le 5 mai dernier Comac a réalisé le deuxième vol de la campagne d'essais.

Si le premier vol du C919 de l'avionneur chinois Comac avait mis du temps pour accoucher puisqu'il a été réalisé 8 ans après le lancement du programme, que dire du second ? Quasiment cinq mois après le premier vol de cet appareil le 5 mai dernier Comac a réalisé le deuxième vol de la campagne d'essais. Un intervalle entre les deux vols extrêmement long qui montre bien que l'avionneur chinois n'était peut-être pas aussi prêt que cela pour le premier vol.

L'avion régional MRJ de Mitsubishi, le premier avion de transport de passagers nippon, avait effectué son deuxième vol d'essai huit jours après son vol inaugural en 2015 et il ne s'est passé que cinq jours entre les deux premiers vols de l'A350 d'Airbus, a expliqué Bradley Perrett, journaliste d'Aviation Week et spécialiste de la Chine, dans un article publié mercredi. "L'intervalle entre les deux premiers vols du C919 est extraordinaire", a-t-il souligné.

2h46 de vol

Comac a précisé que l'appareil avait atteint une altitude de 10.000 pieds après avoir décollé de l'aéroport de Shanghai Pudong à 23h22 GMT. Il a atterri deux heures et 46 minutes plus tard alors que son vol inaugural avait duré 80 minutes. Le site internet public chinois ThePaper.cn avait auparavant rapporté que le C919 avait décollé de l'aéroport Pudong à 7h20 heure locale et devait revenir vers 11h00, soit 3h40 de vol. Comac n'a pas précisé dans l'immédiat pour quelles raisons le vol a été plus court qu'attendu.

L'appareil vise à concurrencer le 737 de Boeing et l'A320 d'Airbus porte les ambitions de la Chine dans l'aéronautique.

L'avionneur a pour l'instant fait état de 730 commandes pour le nouvel appareil, provenant de 27 donneurs d'ordre dont de nombreux loueurs chinois.

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Commentaires
a écrit le 06/10/2017 à 21:30 :
Les américains et européens ont appris à la Chine comment tuer leurs industries. Le retour de bâton sera fort.
a écrit le 28/09/2017 à 13:42 :
Ne vous moquez pas trop vite des Chinois. Airbus mange son pain blanc. On se donne RV dans 10 ans !
Réponse de le 28/09/2017 à 14:08 :
Il est toujours dangereux de mésestimer les chinois. Il y a 10 ans on se gaussait de leurs voitures minables aux crash-test. Elles sont maintenant largement dans la moyenne...
a écrit le 28/09/2017 à 13:32 :
Les Chinois commanderont pour une commande du Siècle, les futurs trains ultra tout de Siemens-Alstom à leurs conditions : assemblage en Chine, ET transfert de technologie
Réponse de le 28/09/2017 à 19:47 :
...pour le ferroviaire c'est déjà fait.
La Chine est leader incontesté.Et n'ont plus besoin du moindre transfert.
Pour l’aéronautique ça viendra vite.
Leurs efforts tant dans l'aviation civile que dans l'aviation militaire sont considérables.Et ce sont les seuls à maîtriser les satellites quantiques.
a écrit le 28/09/2017 à 12:51 :
Désormais, N° 1 mondial du train rapide, DEVANT Alstom-Siemens, bientot N° 1 en Aérien devant Airbus et Boeing. La technologie donnée par QUI ?
Réponse de le 28/09/2017 à 13:25 :
Les Chinois ramassent aussi tous les marchés mondiaux de trains courants classiques, et métros
Réponse de le 28/09/2017 à 19:53 :
Si les transferts de technologies ont eu un rôle important pour rattraper un retard considérable c'est globalement fini.
Les ingénieurs et chercheurs de Pékin ou Shanghai n'ont rien à envier à ceux de Paris Munich ou Seattle.

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