Jean-Yves Le Drian aux Emirats pour parler notamment du Rafale

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(Crédits : © Regis Duvignau / Reuters)
Le ministre de la Défense a rencontré les dirigeants des Emirats arabes Unis intéressés par le Rafale

Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian se trouve depuis samedi soir aux Emirats arabes unis, pays potentiellement intéressé par l'acquisition d'avions de combat Rafale, a-t-on appris dimanche de sources françaises.

Le ministre, qui a rencontré dimanche le prince héritier d'Abou Dhabi, Cheikh Mohamed ben Zayed Al-Nahyane, commandant en chef adjoint des forces armées émiraties, doit se rendre ensuite au Qatar, selon les mêmes sources.

Parmi les sujets qui font l'objet de consultations entre Paris et Abou Dhabi figurent aussi la lutte contre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI), l'accord nucléaire en négociation avec l'Iran et la guerre au Yémen.

La France et le Qatar doivent signer lundi à Doha, en présence du président François Hollande, un contrat pour l'acquisition par cet émirat de 24 Rafale pour 6,3 milliards d'euros. Ce contrat sera le troisième remporté par Dassault à l'étranger après la vente de 36 Rafale à l'Inde, annoncée en avril, et celle de 24 autres à l'Egypte, en février.

Les Emirats intéessés par le Rafale

Les Emirats font partie des autres pays ayant montré un intérêt pour l'avion de combat français.
"Il y a des discussions qui ont lieu avec les Emirats et elles vont dans le bon sens", avait déclaré le 16 avril le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius. Quatre jours plus tôt, M. Fabius avait rencontré le prince héritier d'Abou Dhabi en Arabie saoudite.

M. Le Drian s'est rendu une dizaine de fois, respectivement au Qatar et aux Emirats, depuis qu'il est en fonction. La France et les Emirats discutent depuis 2008 d'avions de combat Rafale destinés à remplacer les 60 Mirage 2000-9 de l'armée de l'air émiratie.

Après Doha lundi, MM. Hollande, Le Drian et Fabius doivent se rendre à Ryad où doit se tenir mardi un sommet du Conseil de coopération du Golfe (Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabe unis, Koweït, Oman, Qatar).

© 1994-2015 Agence France-Presse

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Commentaires
a écrit le 02/06/2015 à 17:51 :
Je pense que Monsieur le Drian est le seul ministre compétent de ce gouvernement! et je tiens à le saluer même je n'appartient pas à sa famille politique!
a écrit le 02/06/2015 à 17:51 :
Je pense que Monsieur le Drian est le seul ministre compétent de ce gouvernement! et je tiens à le saluer même je n'appartient pas à sa famille politique!
a écrit le 04/05/2015 à 14:07 :
Le Qatar avait mis une condition à l’achat de ces 24 avions : obtenir des droits de trafic supplémentaires vers la France pour sa compagnie aérienne, Qatar Airways. L’émirat a eu gain de cause. Les avions de Qatar Airways, qui desservent déjà Paris, pourront désormais atterrir à Lyon et à Nice, vraisemblablement trois fois par semaine.
Le coup est dur pour Air France. La compagnie française, en difficulté, a déjà du mal à résister à la concurrence des compagnies du Golfe. Cette fois, ce sera encore plus difficile. Car en s’installant dans des aéroports régionaux français, les avions qataris risquent de détourner le trafic vers le hub de Doha, au détriment de Paris.
Cette décision pénalise la compagnie française au moment même où elle tente de se redresser.Elle pourrait même aggraver la situation, car Air France sera peut-être contrainte de revoir ses vols. Or, quand un avion long courrier est retiré de la flotte, ce sont 300 emplois directs en moins.

La décision apparaît d’autant plus incompréhensible qu’elle est prise par l’Etat, qui est actionnaire de la compagnie aérienne (16 %). Le risque est désormais d’avoir créé une jurisprudence. Les Émirats arabes unis, qui sont, eux aussi, intéressés par des avions de combat, pourraient faire la même demande auprès des autorités françaises pour leur compagnie aérienne Etihad.Le Monde
a écrit le 04/05/2015 à 14:05 :
quand même inattendus ces succès en "rafale", mais ils sont forts bienvenus. Bravo à tous les membres des équipes qui oeuvrent à ces ventes, du plus haut au plus bas niveau de responsabilité. Des emplois dans la haute technologie c'est tout bon pour le pays et ça donne confiance dans nos capacités. Je ne sais pas exactement comment c'est comptabilisé au niveau national, mais ça devrait donner un peu meilleur allure à nos chiffres du commerce extérieur pendant quelques années. J'ai pas mal raillé ici les déboires commerciaux du Rafale, mais c'est avec grand plaisir que j'accueille ces belles surprises.Bravo
a écrit le 04/05/2015 à 10:51 :
Depuis sa prise de fonction tout le monde souligne l'excellent travail de Ledrian. J'espère que le prochain GVT quelqu'il soit ne l oubliera pas.
a écrit le 04/05/2015 à 9:22 :
M' Le Drian a effectivement utilisé une méthode pragmatique et humble. C'est ce qui. On vient à ce genre de dossiers. C'est indiscutablement un des rares succès de ce gouvernement. bravo M.Le Drian
a écrit le 03/05/2015 à 21:31 :
Chers journalistes français, prudence quant au Contrat Indien: les 36 avions sont loin d'êtres vendus, comme décrit encore récemment dans la presse indienne.
Réponse de le 04/05/2015 à 9:01 :
Oui, surtout être prudent, très important...
Vous avez raison.
Les 6 entrainement + 30, soit 36 pourraient bien gonfler.
a écrit le 03/05/2015 à 20:02 :
Armer autant les pays intégristes qui ont soutenu et soutiennent les djihadistes, c'est vraiment glauque. Ça laisse imaginatif sur les bases de notre action contre les radicalismes et les intégrismes. Il aurait été préférable de voir le Rafale se vendre en Europe par exemple...
Réponse de le 04/05/2015 à 10:49 :
Oui mais les autres pays Européens preferent acheter des produits moins bons aux États-Unis. La souveraineté nationale n existe plus pour les Pays européens, nombreux doivent rendre leur compte aux États Unis. Vive l'UE on nous dira...
a écrit le 03/05/2015 à 18:49 :
Allez les Emiratis, arrêtez de discutailler et achetez vos Rafale comme tout le monde.

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