La nécessaire consolidation du NewSpace européen qui se profile
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L'avenir du NewSpace européen en question au Space Forum.
Rémi Benoit
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L'avenir du NewSpace européen en question au Space Forum.
Rémi Benoit
C'est l'heure de vérité pour le NewSpace européen. En l'espace de dix ans, un nombre impressionnant de nouveaux acteurs ont émergé dans le secteur : rien qu'en France, 70 start-up ont été créées dans le secteur industriel amont depuis 2015, avec un pic de 19 sociétés nées en 2022, d'après une étude réalisée par Toulouse Space Team.
Après cette euphorie, place à la nécessaire consolidation de ces nouveaux acteurs. « Les start-up avec le plus d'antériorité sont désormais bien avancées et ont besoin d'un niveau de financement élevé, ce qui est difficile à obtenir, en particulier en Europe. Comme il y a beaucoup plus d'acteurs qu'en 2015, les investisseurs sont plus sélectifs. Certaines sociétés rencontrent également des difficultés technologiques et il est temps pour elles de prouver leur valeur ajoutée », décrit Sébastien Lombard, responsable prospective au Cnes, lors du Space Forum organisé par La Tribune le 9 septembre à Toulouse.

Sébastien Lombard, responsable prospective au Cnes. (Crédits : Rémi Benoit)
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Cette consolidation a dans les faits déjà commencé avec, par exemple, dès 2023 le rachat de la start-up Syrlinks par Safran. Sébastien Lombard relève que cette consolidation « n'est pas spécifique au NewSpace », puisque Airbus, Thales et Leonardo préparent actuellement une méga fusion : « C'est en quelque sorte une mesure de protection contre la concurrence, avec les acteurs chinois ou américains dans le domaine des données spatiales. »
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