L’allemand Constellr choisit Toulouse pour sa constellation de microsatellites
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Guillaume Triquet, directeur général de Constellr en France.
Rémi Benoit
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Guillaume Triquet, directeur général de Constellr en France.
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Alors que la première vague de chaleur estivale s'installe en France, ces températures élevées accentuent la sécheresse des sols et mettent à rude épreuve les cultures. « Une plante, comme tout être humain, transpire. Mesurer la température de la végétation permet de détecter un stress hydrique ou des maladies jusqu'à deux semaines avant que cela soit visible à l'œil nu », explique Guillaume Triquet. Diplômé de TBS, il a commencé sa carrière chez Airbus Defence & Space avant de rejoindre Kinéis. Ce Toulousain a été choisi pour prendre la tête de la filiale française de la société allemande Constellr.
Fondée en 2020, la start-up a l'ambition de déployer une constellation d'infrarouge thermique permettant de capturer des données au-delà du spectre visible pour décrypter les îlots de chaleur urbain, mieux irriguer ou encore assurer la surveillance militaire. La jeune pousse a lancé cette semaine son deuxième satellite, un troisième est attendu d'ici début 2026 et une nouvelle génération de satellites sera lancée début 2028.
Il existe déjà de grands programmes proposant des données d'infrarouge thermique à l'image en Europe des satellites Sentinel ou aux États-Unis de Landsat mais la valeur ajoutée de Constellr est d'opter pour des observations ciblées avec une très haute résolution.
« Grâce à cinq à dix microsatellites de 100 kilos, nous visons une résolution de 30 mètres, ce qui est deux à trois fois mieux que les missions publiques existantes. Après un travail sur ces images, nous pourrons atteindre une résolution de cinq à dix mètres. Cette précision permet de mener des observations à l'échelle d'un immeuble et plus uniquement au niveau du quartier, de se focaliser sur une parcelle agricole ou encore de détecter des véhicules ou des bateaux », décrit Guillaume Triquet.
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La constellation pourrait obtenir un temps de latence bien inférieur aux satellites traditionnels. « Le temps de revisite sera d'un jour et demi alors que les programmes actuels offrent une globale de la planète toutes les semaines. C'est très complémentaire. Des missions de type Sentinel et Landsat ont l'avantage de bénéficier d'une grande fauchée en faisant des images de 100 kilomètres par 100 kilomètres contre 20 kilomètres par 20 kilomètres pour Constellr. Notre technologie est intéressante pour observer un phénomène à un instant T sur un site industriel, une ville ou une parcelle agricole », ajoute-t-il.
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