Et de trois ! Le 16 novembre, la Direction générale de l'armement (DGA) a réceptionné, à Brest, le Tourville, troisième des six sous-marins nucléaires d'attaque (SNA) réalisés dans le cadre du programme Barracuda destiné à la maîtrise des espaces maritimes. Le sous-marin a aussitôt été transféré à la Marine nationale, qui va pouvoir débuter la phase d'essais opérationnels en vue de l'admission au service actif prévue en 2025. A cet horizon, il participera alors aux opérations de projection de puissance avec une capacité de frappe dans la profondeur (missile de croisière naval) et aux opérations spéciales (mise en œuvre discrète de commandos). Cette nouvelle génération de sous-marins d'attaque représentent un bond technologique qui permet à la France de rester dans le club très restreint des nations qui mettent en œuvre des SNA modernes et performants.
La livraison du Tourville (5.200 tonnes en plongée, 99 mètres de longueur, 65 hommes d'équipage), équipé d'une propulsion nucléaire, intervient au terme de quatre mois d'essais en mer conduits par la DGA, le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et l'équipage de la Marine nationale. Ces essais ont permis de « confirmer la robustesse et les capacités du sous-marin », a souligné le ministère. Le Tourville avait débuté cette campagne en mer le 12 juillet 2024 avec la première sortie à la mer du navire.