A priori le sommet franco-italien, qui se tient à Lyon le 27 septembre, va entériner une prise de participation majoritaire de Fincantieri dans STX France. Tout ça pour ça...Dans ce cadre, Naval Group a reçu des consignes de son conseil d'administration pour entrer dans le capital de STX France aux côtés du groupe naval italien et de l'État français. Le groupe naval français, présidé par Hervé Guillou, a reçu l'autorisation de prendre une participation allant jusqu'à 15% de STX France pour un montant maximum de 20 millions d'euros, selon nos informations.
Les accords de gouvernance ont déjà été négociés avec Fincantieri. A priori ils ne devraient pas changer. Notamment Naval Group devrait disposer d'un droit de veto au conseil d'administration de STX France. Enfin, Fincantieri ne pourra pas se lancer dans la construction militaire avec STX France à l'exception des commandes passées par la France telles qu'un nouveau porte-avions et des pétroliers ravitailleurs ou encore de commandes export concernant des Bâtiments de projection et de commandement (BPC) de type Mistral.
Le ministre italien du Développement économique, Carlo Calenda, a souligné lundi que Rome restait résolu à obtenir pour Fincantieri les 51% de STX France, mais a fait état de l'existence de "conditions pour parvenir à un accord". À la question "les 51% de STX à l'Italie sont-ils intouchables?", Carlo Calenda a répondu: "ils le sont". D'après le quotidien italien La Repubblica, "la solution identifiée prévoit des pouvoirs renforcés et des garanties dans le conseil d'administration et en matière de stratégie pour l'actionnaire français".
"Il me semble qu'il y a toutes les possibilités de conclure un bon accord" lors du sommet franco-italien, a affirmé Carlo Calenda, en marge d'un G7 Industrie à Turin. L'Italie comprend "les préoccupations des Français concernant le transfert du savoir-faire et le maintien des postes de travail" mais a rendu "claires les lignes directrices qui ne peuvent être discutées", a précisé Carlo Calenda.
Sur le militaire, le ministre italien a estimé que "s'il y a un accord sur les chantiers, on peut faire partir un raisonnement qui conduira dans un délai plutôt serré à un accord paritaire entre Fincantieri et Naval Group. Nous voulons une alliance européenne très importante, mais faite avec toutes les garanties. Pour cette raison nous avons travaillé ces dernières semaines ensemble avec les ministres (de la Défense Roberta) Pinotti et (des Finances Pier-Carlo) Padoan pour coordonner la position des différents acteurs italiens".
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La crise entre Paris et Rome a éclaté avec la nationalisation "temporaire" fin juillet de STX France, pourtant promis à Fincantieri sous la présidence de François Hollande. Mais son successeur Emmanuel Macron a décidé de rouvrir le dossier, estimant que l'accord n'était "pas suffisamment protecteur des intérêts industriels stratégiques français". Révisant le pacte d'actionnaires, il a proposé à l'Italie un accord 50-50, ce que Rome a refusé.
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Pour faciliter un accord, Paris avait évoqué l'idée d'un grand pôle naval, civil et militaire, entre la France et l'Italie, ce à quoi le gouvernement italien s'est montré favorable. Mais, l'alliance se concentrerait dans un premier temps sur la seule composante civile, principalement la construction des navires de croisière
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