Plan social d'Airbus : pas de licenciements secs en France
Fabrice Gliszczynski
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Benoit Tessier
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C'est fait. A l'occasion d'un comité européen, le plan social d'Airbus est achevé en France, même si formellement la procédure sera clôturée en juin. Il n'y aura aucun licenciement sec comme le souhaitaient les syndicats puisque l'avionneur est parvenu à trouver le nombre de candidats volontaires correspondant aux suppressions de postes visées (4.248). Selon des sources syndicales, le groupe pourra même compter sur environ 300 départs volontaires supplémentaires.
Le plan est également terminé en Grande-Bretagne (1.700 personnes), mais pas encore en Allemagne où il reste environ 500 postes à supprimer, une centaine chez Airbus Commercial Aircraft, près de 400 chez Premium Aerotec. Au total le plan porte sur plus de 5.000 personnes outre-Rhin. Des solutions de mobilités internes au sein d'Airbus devraient permettre de trouver une solution sans départs contraints. En revanche, le plan est extrêmement compliqué en Espagne (900 suppressions de postes), notamment sur le site de Puerto Real.
Le groupe, qui comptait 131.349 salariés au 31 décembre, avait annoncé fin juin la suppression 15.000 postes au niveau mondial en réponse à la baisse de la production de 40% pour faire face à la crise.
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Par ailleurs, Airbus a indiqué avoir lancé un audit sur l'activité aérostructures pour aboutir à une meilleure organisation industrielle de ce qui est jugé essentiel. Si l'assemblage et le design sont considérés comme essentiels pour Airbus, la construction de pièces élémentaires ne le sont pas.
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