Quand les drones pourront éteindre des incendies

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Lors de feux de forêts, les drones permettent d'obtenir des images d'endroits rendus inaccessibles à cause de la chaleur de l'incendie.
Lors de feux de forêts, les drones permettent d'obtenir des images d'endroits rendus inaccessibles à cause de la chaleur de l'incendie. (Crédits : GENE BLEVINS)
Lockheed Martin a développé une unité de drones capable d'éteindre un incendie. Les aéronefs sans passager sont déjà utilisés par certains services de pompiers dans des opérations d'observation.

Et si la meilleure façon d'éviter aux pompiers les accidents était de ne pas les faire intervenir lors de violents feux de forêts ? C'est en se basant sur ce constat que différentes entreprises ont développé des solutions pour réduire la présence de combattants du feu. La dernière en date vient du constructeur aéronautique américain Lockheed Martin, qui a mis au point différents types d'engins volants capables de se diriger seuls, raconte Wired.

Dans une démonstration effectuée la semaine passée, le spécialiste de la défense a fait éteindre un petit incendie en extérieur à des aéronefs sans pilote. Pour ce faire, Lockheed utilise la combinaison de différents aéronefs, comme le décrit le magazine :

  • un quadricoptère (drone à quatre hélices), l'Indago, repère l'incendie en utilisant des caméras à infrarouges et classiques ;
  • les coordonnées sont ensuite transmises à un hélicoptère de transport initialement développé pour l'armée, le K-MAX, qui contient le feu en déversant un bac d'eau qu'il aura préalablement rempli ;
  • dans les cas où quelqu'un se serait retrouvé bloquer par le feu, l'Indago transmet ses coordonnées à un second hélicoptère, le SARA, piloté à distance via tablette et capable d'accueillir une personne à son bord.

Des drones limités à l'observation... pour le moment

Déjà en usage en Australie, l'Indago pourrait être rejoint dans les "trois à cinq ans" par les deux autres modèles d'aéronefs, a confié à Wired le responsable du développement commercial du programme K-MAX, John McMillan. D'ici là, les drones et autres aéronefs sans pilote devraient s'être installés davantage dans le paysage. Pour l'heure, cette solution robotique reste assez peu utilisée mais elle se développe activement.

Le service des forêts des États-Unis expérimente ainsi depuis 1996 l'usage des drones et essaie de plus en plus ces dernières années de les intégrer aux opérations, expliquait fin août le site spécialisé DroneLife. Depuis peu, les pompiers de la ville de New York comptent quant à eux quelques - trois d'ici la fin de l'année - drones dans leur arsenal depuis peu. Ils ne servent pas à éteindre les incendies mais offrent aux hommes et femmes sur place une meilleure vision de l'incendie en prenant de la hauteur ou via à des angles de vue différents. Développés par Hover et d'une valeur unitaire de 85.000 dollars, ils capturent les images en haute définition, fournissent un flux vidéo constant et offrent une vision infrarouge, comme le détaillait en septembre le New York Times.

Ces drones développés spécialement pour les pompiers - ceux de la ville de New York ont réclamé deux années de recherches - ne sont pas à confondre avec les drones "traditionnels" utilisés par des particuliers et qui viennent parfois filmer les feux de forêts, au grand dam des autorités. Une campagne a ainsi été lancée en 2016 sur le thème "If you fly, we can't" pour prévenir que les incursions de drones empêchaient les interventions aériennes.

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