Les drones de livraison d'Amazon traversent l'Atlantique

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Amazon avait évoqué pour la première fois en 2013 un projet de livraison rapide de petits colis chez ses clients avec des drones automatisés, mais s'est plaint à plusieurs reprises de la lenteur des Etats-Unis à mettre en place des règles encadrant l'utilisation commerciale de ces appareils.
Amazon avait évoqué pour la première fois en 2013 un projet de livraison rapide de petits colis chez ses clients avec des drones automatisés, mais s'est plaint à plusieurs reprises de la lenteur des Etats-Unis à mettre en place des règles encadrant l'utilisation commerciale de ces appareils. (Crédits : REUTERS/Toby Melville)
Le géant américain a annoncé lundi un partenariat avec le Royaume-Uni afin de réaliser de multiples tests avec ses drones de livraisons, autorisés aux Etats-Unis depuis la fin du mois de juin. A terme, l'objectif pour Amazon est d'utiliser ses engins pour livrer des paquets en 30 minutes.

Recevoir par les airs directement devant sa porte d'entrée un livre, un vêtement ou un téléphone tout juste acheté sur internet : l'idée continue de faire son chemin, en Europe. Le géant américain du commerce en ligne Amazon a ainsi annoncé lundi un partenariat avec le gouvernement britannique en vue de faire avancer son projet de livraison de petits paquets par des drones.

Le partenariat vise à comprendre comment les drones peuvent être utilisés de manière sûre et fiable, ainsi qu'à mieux identifier les réglementations à mettre en place, a précisé l'entreprise dans son communiqué.

Concrètement, Amazon a obtenu du Royaume-Uni l'autorisation de faire trois nouveaux types d'essais : faire voler des drones qui ne sont plus à portée de vue de leur opérateur dans des zones rurales et suburbaines, faire opérer par une seule personne plusieurs drones hautement automatisés, et tester les performances de capteurs censés permettre aux appareils d'identifier et d'éviter des obstacles.

De nouveaux emplois à la clé ?

Cette série de tests "amène Amazon un peu plus près de notre objectif d'utiliser des drones pour livrer des paquets en 30 minutes en toute sécurité aux consommateurs au Royaume-Uni et partout ailleurs dans le monde", s'est félicité Paul Misener, un vice-président du groupe américain cité dans le communiqué.

Il affirme que cela "améliorera l'expérience des consommateurs, créera de nouveaux emplois dans un secteur à la croissance rapide, et marquera le début de nouvelles méthodes de livraison durables afin de satisfaire la demande future".

"Ces tests par Amazon nous aiderons à rassembler des informations pour notre politique et notre approche future", a commenté de son côté Tim Johnson, un responsable de l'autorité britannique de l'aviation civile (CAA).

Wal-Mart, Alibaba et Alphabet sur les rangs

Amazon avait évoqué pour la première fois en 2013 un projet de livraison rapide de petits colis chez ses clients avec des drones automatisés, mais s'est plaint à plusieurs reprises de la lenteur des Etats-Unis à mettre en place des règles encadrant l'utilisation commerciale de ces appareils.

Le ciel américain a finalement été ouvert fin juin aux drones à usage commercial, mais cette réglementation s'applique seulement aux drones de moins de 25 kilos et stipule qu'ils doivent rester dans le champ de vision de ceux qui les commandent.

Comme Amazon, le groupe de distribution américain Wal-Mart a dit étudier de possibles livraisons à domicile par drones mais il envisage aussi de les utiliser pour transporter des achats du magasin jusqu'à la voiture du client sur le parking ou surveiller l'extérieur de ses centres de distribution.

Le groupe internet américain Alphabet (ex-Google) et le géant chinois du commerce en ligne Alibaba ont également manifesté leur intérêt pour ces engins.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 26/07/2016 à 17:07 :
"Les drones de livraison d'Amazon traversent l'Atlantique" ??? Et en avant le titre racoleur complètement bidon. La presse me désespère.
a écrit le 26/07/2016 à 16:43 :
@valbel89 et Citoyen blasé: et comment contrôle-t-on le flux des voitures actuellement ? Il faudra bien entendu une réglementation et affiner la technologie, mais je ne vois pas en quoi ce serait irréalisable dans de bonnes conditions. Je sais, en France, on est incapable de contrôler les flux migratoires, alors c'est un véritable casse-tête :-)
a écrit le 26/07/2016 à 14:11 :
Bien sur aucun ne survolera les zones habitées ni ne tombera en panne en évitant de faire des blessés. Une belle ânerie de plus dans un monde idiot
a écrit le 26/07/2016 à 13:45 :
Des nombreux emplois à la clé...Oui c'est sur mais des emplois en moins aussi car plus de livreurs.Sachant que c'est personnes pourront contrôler plusieurs colis à la fois,il y aura sûrement moins de pilote de drones que de livreurs.C'est grandes entreprises n'en on rien à faire de leurs employés,tout ce qui leur interesse c'est la rentabilité...
a écrit le 26/07/2016 à 12:11 :
Un drone qui transporte un colis peut tout aussi bien transporter une bombe, des produits dangereux, interdits...
Quid du ciel disons de...Paris lorsque des milliers de drones voleront en même temps, Quel contrôle aérien sera capable de réguler et contrôler ces flux?
Les drones, un danger spacialement illimité et incontrôlable.
a écrit le 26/07/2016 à 10:36 :
Les trafiquants de drogue n'en n'espéraient pas tant !

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