Un ciel plus sûr pour les avions : le pari de la coopération entre Thales et Aireon

Thales Aireon surveillance du trafic aérien
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Thales Aireon surveillance du trafic aérien
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Un transport aérien plus sûr, plus collaboratif et plus transparent : c'est le pari de la coopération entre la société américaine Aireon, leader de la surveillance du trafic aérien pour les aéronefs équipés du système ADS-B spatial, et Thales, leader mondial de la gestion du trafic aérien. Les deux groupes vont étudier les moyens d'améliorer l'efficacité du secteur de l'aviation grâce au service Automatic Dependent Surveillance - Broadcast (ADS-B) spatial. Thales et Aireon, qui bénéficie déjà du soutien d'importants prestataires de services de navigation aérienne (ANSP), vont collaborer à l'exploitation des données satellites permettant de localiser des aéronefs en temps réel. Ce nouvel accord annoncé mardi élargit celui qui avait été signé en 2015 et qui établissait un cadre pour l'essai et la validation de l'intégration des données dans TopSky-ATC, l'un des systèmes de gestion du trafic aérien le plus avancé du monde.
Les deux groupes sont semble-t-il parfaitement complémentaires. L'objectif de cette coopération est "de créer un écosystème basé sur les technologies de surveillance du trafic aérien de nouvelle génération", ont affirmé les deux groupes. Ainsi, la mise en service d'un nouveau service par Aireon, qui est prévue à la fin du 1er trimestre 2019, offrira une couverture mondiale de la surveillance par satellites. Pour la première fois, un surveillance en temps réel permise par le système ADS-B va couvrir les régions océaniques, polaires et reculées, tout en augmentant la couverture des systèmes actuels au sol, limités à l'espace aérien terrestre.
De son côté, Thales apporte son système TopSky-ATC et sa plate-forme de gestion des flux ECOSystem. Le protocole d'accord a pour but d'intégrer les données de positionnement des aéronefs via la plateforme de données ECOSystem pour qu'elles puissent être utilisées par des applications telles que la gestion des flux aériens (ATFM), la prise de décision collaborative (CDM) et la gestion du trafic aérien des drones (UTM).
Pourquoi cette coopération est séduisante? Parce que les deux groupes sont des leaders dans leur domaine. L'objectif de Thales et d'Aireon est de rendre le ciel plus collaboratif, de créer un espace aérien transparent, où chaque acteur partage des données pour optimiser les activités aériennes et générer des synergies. Les systèmes de Thales sont "utilisés par beaucoup de nos clients", a ainsi rappelé le vice-président d'Aviation Services d'Aireon, Cyriel Kronenburg, cité dans le communiqué.
En partenariat avec des ANSP du monde entier et des fournisseurs de communications par satellites leaders du marché, dont Iridium Communications, qui a investi dans une constellation de 81 satellites fabriqués par... Thales, Aireon offrira au secteur de l'aéronautique un service mondial de surveillance spatiale du trafic aérien en temps réel. Grâce à une intégration plus large de données, les acteurs du secteur aéronautique, notamment les contrôleurs aériens, les pilotes, les compagnies aériennes et les ANSP auront une visibilité globale plus grande de l'espace aérien.
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"Depuis 2015, Aireon collabore activement avec Thales à explorer diverses options d'intégration de données et permettre aux clients d'Aireon de déployer de manière transparente des données ADS-B basées dans l'espace. Avec ce MoA élargi, les possibilités sont infinies", a donc assuré Cyriel Kronenburg. De son côté, Thales s'appuiera sur ses outils et son expertise numériques dans l'aéronautique pour permettre à Aireon de monétiser ces données au-delà du contrôle aérien. Enfin, le groupe, présidé par Patrice Caine, fera bénéficier ses clients des avantages offerts par le partage de volumes d'autres données plus conséquent qui améliorera la précision de la modélisation de l'espace aérien.
La combinaison des technologies des deux groupes devrait permettre d'optimiser les activités aériennes et, par conséquent, d'élargir la capacité de l'espace aérien et de réduire les coûts d'exploitation en diminuant la consommation de kérosène. Elle devrait également permettre de réduire le coût des infrastructures de contrôle aérien, d'éviter les investissements futurs massifs dans les infrastructures, de renforcer la flexibilité de l'espace aérien et d'améliorer la sécurité aéronautique, ont estimé les deux groupes.
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Rendre le ciel plus sûr pour les deux groupes est un pari au moment où IATA avait estimé qu'en 2013, le trafic aérien mondial devait doubler d'ici à 2030. Cette croissance rend d'ailleurs obsolète l'actuel niveau de surveillance du trafic aérien mondial, ont estimé les deux groupes. Ainsi, 70 % de la surface du globe ne sont pas couverts par les plates-formes de surveillance traditionnelles, telles que les radars primaires et secondaires. Et selon Thales et Aireon, une approche différente de la surveillance s'impose pour permettre à des milliers d'aéronefs supplémentaires de circuler dans le ciel. A confirmer...
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