EXCLUSIF Les hamburgers Quick resteront dans le giron de la Caisse des dépôts

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Un temps envisagée, la vente de la chaîne de restauration rapide n'est plus à l'ordre du jour. Qualium restera à son capital, quitte à céder une partie de ses titres à l'occasion d'une introduction en Bourse.

Quick n'est plus à vendre. Depuis plusieurs mois, le marché bruissait de rumeurs sur l'identité du futur repreneur de la chaîne de restauration de rapide. Finalement, son actionnaire actuel, Qualium Investissement (ex-CDC CI), la filiale de la Caisse des dépôts, ne souhaite pas la céder. L'information, révélée par le site d'information "CFnews", a été confirmée à "La Tribune". Au printemps dernier, la banque d'affaires Rothschild avait mené une revue stratégique pour Qualium. Trois options étaient alors envisagées : la cession à un industriel ou un fonds d'investissement, l'introduction en Bourse ou un réinvestissement.

 

Beaucoup de candidats potentiels au rachat craignaient des exigences de prix trop élevées, qui, d'après des sources proches, s'échelonnaient entre 800 millions et 1 milliard d'euros, soit entre 10 et 12,5 fois son excédent brut d'exploitation (EBE). Parmi les fonds, le dossier ne suscitait d'ailleurs pas un engouement excessif. Certains, toutefois, comme Bridgepoint ou KKR, attendaient patiemment la mise en vente officielle de la société (lire « La Tribune » du 15 juin). Chez les industriels, la partie était mal engagée, puisque le premier d'entre eux, McDonald's, aurait difficilement pu formuler une offre pour des raisons concurrentielles.

 

Ainsi, Qualium, confiant dans la solidité des performances de Quick et ses perspectives de développement, a décidé de rester son actionnaire de référence. Toutefois, la réflexion sur une évolution du capital se poursuit. La piste de l'introduction en Bourse à horizon 2011 est en effet loin d'être abandonnée. Une telle opération aurait le double avantage pour Qualium de faire entrer de l'argent frais dans ses caisses tout en restant présent dans la chaîne de fast-food. Enfin, l'arrivée d'un minoritaire est également envisagée. Ces points seront évoqués lors d'une réunion entre actionnaires les 7 et 8 septembre prochains.

 

Depuis son acquisition par l'ex-CDC CI en 2006 pour 730 millions d'euros, Quick a connu des performances en dents de scie. Son excédent brut d'exploitation, après avoir bondi de 69,3 à 90,4 millions d'euros entre 2006 et 2007, est redescendu à environ 80 millions en 2008 et 2009, à cause de la crise. L'an dernier, la chaîne de restauration rapide a enregistré un volume d'affaires (restaurants gérés directement et franchises) de 925,7 millions, en hausse de 3,7 %. Elle réalise plus de 80 % de ses ventes hors de Belgique et du Luxembourg. Fin 2009, sur les 468 restaurants battant pavillon Quick dans le monde, 359 étaient français.

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