Pepsi supprime 8.700 emplois
Juliette Garnier
Juliette Garnier
Pepsi se met au régime sec. Le groupe américain a annoncé qu'il allait supprimer 8.700 emplois dans le monde, soit l'équivalent de 3% de ses effectifs. Cette mesure doit contribuer à la réduction de ses coûts évaluée à 1,5 milliard de dollars d'ici à 2014.
Le groupe, dont l'exercice 2011 s'est clos sur 66,5 milliards de dollars de chiffre d'affaires en hausse de 15%, se prépare à une érosion de sa rentabilité en 2012. L'an dernier, ses profits ont progressé de 2%. Mais, a prévenu Indra Nooyi, PDG de PepsiCo, ses profits reculeront de 5% cette année. "Diriger une grosse compagnie tient de la course automobile. Il faut de temps en temps s'arrêter et faire le plein. C'est ce que nous ferons en 2012", a-t-elle imagé.
Le groupe estime qu'en 2012 l'inflation de ses matières premières continuera à lui compliquer la tâche notamment au premier semestre. Les prix du sucre, du jus d'orange et autres packagings devraient croître de 7% en 2012, estime-t-il.
Ce plan de réduction de coûts doit aussi permettre de dégager davantage de moyens marketing. Dès cette année, 500 à 600 millions de dollars seront alloués aux douze principales marques du fabricant de sodas et de snacks. Parmi elles, outre les colas Pepsi, figurent Gatorade, Tropicana et les chips Lay's.
L'Amérique du Nord où Pepsi perd du terrain face à Coca-Cola bénéficiera au premier chef de cette allocation. Le groupe entend recoller au peloton, notamment en accordant une grosse campagne internationale de publicité à sa marque-phare Pepsi. En sus, 100 millions de dollars seront affectés à de nouveaux modes de présentation en magasin.
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Cette annonce intervient alors que plusieurs analystes américains plaident pour que le groupe présent sur les marchés des boissons et des produits agro-alimentaires se scinde. Indra Nooyi a réaffirmé jeudi combien son modèle global était le plus pertinent pour ses actionnaires.
Juliette Garnier
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