C'est la dernière ligne droite avant les fêtes pour les grossistes du marché international de Rungis (MIN). Il est 4 heures du matin, mardi 10 décembre, lorsque la journée s'achève au pavillon de la marée, l'un des plus grands du marché (56 000 m²). Malgré la morosité de la consommation, à moins de quinze jours de Noël, Arnaud Vanhamme, Meilleur Ouvrier de France Poissonnier Ecailler, se montre plutôt optimiste.
« A priori, les premiers éléments sont bons », complète Marie Guillemot, responsable marketing et communication de cette entreprise, devant les étals d'huîtres, de crevettes et poissons de la mer.
À quelques bourriches d'huîtres, Bertrand Poulard, directeur général de la Maison Blanc (40 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel, dont 18% pendant les fêtes de fin d'année), concède, pour sa part, que « la période n'est pas très favorable ». Comme d'autres grossistes à Rungis, il pointe une « tendance du dernier trimestre [qui] n'est pas formidable ».