A Rungis, Emmanuel Macron vante la « valeur travail » avec des accents sarkozystes
Paul Marion, à Rungis
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Emmanuel Macron ce matin aux côtés du patron du marché de Rungis Stéphane Layani.
Reuters
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Emmanuel Macron ce matin aux côtés du patron du marché de Rungis Stéphane Layani.
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Sa parole était devenue rare au moment où est débattue la « mère des réformes », sa réforme des retraites. Ce mardi à l'aube, Emmanuel Macron a repris pied sur le terrain médiatique à Rungis après plus d'un mois de silence. Un passage obligé des présidents, auquel il s'est plié dans la fraîcheur matinale, vêtu de la veste blanche des 13.000 employés du plus grand marché alimentaire du monde, représentants de « la France qui travaille tôt », selon l'Elysée.
Au milieu des carcasses suspendues et des meules de fromage, les échanges ont porté sur les conditions de travail « difficiles » - dixit Emmanuel Macron - sur place dans le « ventre de Paris » avant de basculer immanquablement sur la réforme des retraites. « Tout le monde a du bon sens », a-t-il martelé au sujet du report voulu à 64 ans de l'âge de départ à la retraite.
« On sait tous que, vivant plus âgés, il n'y a pas de miracle: si on veut préserver un système par répartition, il faut qu'on travaille plus longtemps (...). Je préfère la vérité qui fâche (...) à un mensonge qui rassure », a-t-il ajouté.
Les mots du chef de l'Etat sur le projet de loi controversé n'ont pas suscité de réactions particulières parmi la foule de fromagers, tripiers et autres volaillers, dont la plupart arpentaient les artères de la ville-entrepôt depuis minuit la veille.
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Manutentionnaires et artisans ont surtout soulevé les problèmes de leurs conditions de travail, à savoir les salaires qui stagnent en période d'inflation, l'usure professionnelle provoquée par le port des charges lourdes et surtout la pénurie de main d'œuvre. Autant de préoccupations qui font écho aux tensions dans le monde du travail, à l'heure du télétravail généralisé et de la grande démission.
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