Hermès, seul rescapé du luxe, affiche toujours une croissance à deux chiffres
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Les ventes de la maroquinerie-sellerie, cœur de métier d'Hermès, bondissent de 12,7%, à 1,57 milliard d'euros.
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Les ventes de la maroquinerie-sellerie, cœur de métier d'Hermès, bondissent de 12,7%, à 1,57 milliard d'euros.
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Hermès continue de voler au-dessus des nuages. Le groupe de luxe a annoncé ce jeudi une hausse de 11,3% sur un an de ses ventes à taux de change constant au troisième trimestre, soit un chiffre meilleur que les 11% attendus par le consensus cité par Jefferies. À taux de change courant, les ventes ont, elles, augmenté de 10%, le fabricant des sacs Birkin ayant généré 3,7 milliards d'euros de chiffre d'affaires pour les trois mois courant jusqu'à septembre.
Les ventes de la maroquinerie-sellerie, cœur de métier d'Hermès, bondissent de 12,7%, à 1,57 milliard d'euros. Celles de vêtements et accessoires progressent de 12,1%, à 1,13 milliard d'euros. Un résultat salué par les investisseurs puisque le titre grimpait de 2,77% à l'ouverture de la Bourse de Paris, dans un CAC 40 en hausse de 0,56%.
Les ventes d'Hermès en Asie, portées par le Japon, ont augmenté de 4,6% au troisième trimestre par rapport à la même période en 2023 à taux de change constant. La région Asie-Pacifique hors Japon, dominée par le marché chinois, a augmenté de 1%.
Cette « baisse de trafic » est compensée par une hausse de la dépense moyenne des clients, a expliqué Éric du Halgouët, grâce à la bijouterie, le cuir et le prêt-à-porter. Le directeur général finance a également souligné « la fidélité des principaux clients en Chine continentale ».
En Europe hors France, les ventes progressent de 18,8%, à 584 millions d'euros, « grâce à la solidité de la demande locale et à la dynamique des flux touristiques », selon le communiqué.
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Hermès maintient donc son cap, malgré des conditions particulièrement difficiles pour le secteur.
Une pique lancée à ses concurrents qui ont fait grise mine au troisième trimestre. Le géant du secteur, LVMH a, en effet, affiché une baisse de 4,4% de son chiffre d'affaires quand Kering a annoncé des ventes en baisse de 15%.
Les analystes de Bank of America avaient même prévenu que le troisième trimestre sera le pire depuis quatre ans, avec une baisse de 1% des ventes organiques par rapport à l'année précédente.
Selon le cabinet de conseil Bain, les ventes mondiales de produits personnels haut de gamme - vêtements, accessoires et produits de beauté -, devraient enregistrer cette année une hausse comprise entre 0% et 4% par rapport à l'année précédente, à taux constants, soit le plus important accès de faiblesse du marché du luxe depuis la pandémie de Covid-19.
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Mais les fabricants de bien dits d'« hyper luxe » « s'adressent à des clients très aisés qui ne sont pas très touchés par l'inflation et qui n'ont pas perdu beaucoup de pouvoir d'achat, étant donné qu'il n'y a pas eu de krach boursier et immobilier », expliquait déjà en novembre dernier à La Tribune, Charles-Louis Scotti, analyste chez Kepler Chevreux et responsable de la recherche dans le secteur du luxe.
(Avec agences)
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