Quatre ans après la sécheresse historique de 2022, qui avait déjà impacté les débits des cours d'eau (dont celui du Rhône), les canicules à répétition ont également un impact sur la Compagnie nationale du Rhône (CNR), qui exploite plusieurs barrages sur le fleuve.Face à « l'absence de précipitations depuis le début du mois de juin, les épisodes successifs de canicule et les fortes températures actuelles », le préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes a décidé de placer « l'ensemble des masses d'eau superficielles du département du Rhône et de la métropole de Lyon, ainsi que la nappe du territoire Saône aval » en situation d'alerte sécheresse ce jeudi 8 juillet.
La Compagnie nationale du Rhône (CNR), qui exploite près de 3 gigawatts d'équipements hydroélectriques le long du fleuve, ne serait pas pour l'heure « contrainte » dans le fonctionnement de ses installations. Et ce, à l'inverse de la production nucléaire, où EDF a par exemple été amené, selon des données issues d'un point adressé le 25 juin 2026, à mettre à l'arrêt le réacteur n°3 de la centrale du Bugey (jusqu'au 3 juillet, ndlr) et à adapter la puissance du réacteur n°2 de Saint-Alban (jusqu'au 2 juillet, ndlr), en raison de la température du Rhône.
Avec, à nouveau, des mesures d'adaptation de puissance en cours pour ces deux réacteurs à l'occasion de la nouvelle vague de chaleur que rencontre l'Hexagone cette semaine, où EDF a confirmé qu'il s'apprêtait à mettre à l'arrêt son réacteur n°3 du Bugey cette nuit, toujours en raison de la température du Rhône.
Côté hydroélectrique, la situation est un peu différente : « Nous avons une succession d'ouvrages installés le long du Rhône, qui ne fonctionnent pas comme des retenues de stockage, mais qui turbinent au fil de l'eau, en fonction de ce que la nature veut bien nous donner », rappelle Eric Divet, directeur de la ressource en eau de CNR.