Au Village de l'eau, organisé entre le 16 et le 21 juillet à Melle, dans les Deux-Sèvres, les conférences et les ateliers militants ont défilé toute la semaine dans une vallée verdoyante occupée par quatre grands chapiteaux. Dans l'un d'eux, des prises de parole sur des sujets internationalistes se succèdent.
« Je veux bien deux boîtiers de retransmission. Pour le français c'est le canal 5 ? », demande une visiteuse. « Oui c'est bien ça, lui répond une bénévole. « Ici, on se croirait à l'ONU », se réjouit Julien Le Guet, porte-parole du mouvement Bassines Non Merci (BNM) depuis la tente où il intervient à une table-ronde, et où les interprètes traduisent les discours anticapitalistes en anglais, espagnol, italien et allemand. Dans les airs, un drone des forces de l'ordre parasite les échanges et surveille le site.
La programmation est aussi orientée que pléthorique. Les nombreux services et animations proposés par l'organisation surprennent : librairie militante, « bambinerie », service juridique, espaces musicaux animent le site où les commodités sont assurées par plusieurs campings, des toilettes sèches, une « mégacantine »... Même la presse dispose d'un espace dédié. Sur place, jeudi, entre 4.000 et 7.000 personnes étaient présentes selon les organisateurs. Les deux collectifs à l'initiative du rassemblement, BNM et les Soulèvements de la Terre, semblent avoir réussi leur coup : la semaine s'est jusqu'ici déroulée sans accroc.