La Bourse clémente avec Michelin malgré des prévisions revues à la baisse

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Michelin n'attend plus qu'une marge opérationnelle comprise entre 7 et 7,5%.
Le chiffre d'affaires du manufacturier français a reculé de 1,1% sur les neuf premiers mois de l'année, impacté par le niveau élevé de l'euro. Et le groupe se montre prudent concernant ses prévisions annuelles. Mais le titre accélère ce jeudi.

Michelin fait preuve de prudence. Sans le dire, le manufacturier a revu à la baisse sa prévision de marge opérationnelle. "Les évolutions constatées depuis le début du mois d'octobre traduisent une dégradation plus marquée de la demande dans la plupart des pays d'Europe et d'Amérique du Nord", explique le manufacturier. "Si cette tendance devait se confirmer au cours des mois de novembre et décembre, la marge opérationnelle, avant éléments non récurrents, se situerait alors entre 7% et 7,5%". Michelin tablait jusqu'à présent sur une marge opérationnelle proche de 8,6%.

Par ailleurs, le groupe a publié mercredi un chiffre d'affaires en repli de 1,1% sur les neuf premiers mois de l'année, en raison du "très fort impact négatif des taux de changes, compte tenu notamment de la dépréciation par rapport à l'euro du dollar américain, de la livre britannique et du peso mexicain". Les revenus du groupe se sont ainsi élevés à 12,45 milliards d'euros.

Hors effets de changes, le chiffre d'affaires a progressé de 4,5% au cours des trois premiers trimestres de l'année. Lors du seul troisième trimestre, les revenus (4,2 milliards d'euros) du manufacturier ont augmenté de 0,7% et de 5,1% à taux de changes constants. L'impact négatif des changes s'est réduit entre juillet et septembre, "à la faveur notamment du renchérissement relatif du dollar américain par rapport à l'euro".

En volume, les ventes du manufacturier se sont inscrites en hausse de 1,4% en volume sur les neuf premiers mois de l'année. Elles sont restées stables entre juillet et septembre, en dépit de la forte dégradation récente des marchés européen et nord-américain.

Enfin, l'effet prix a été important, notamment au troisième trimestre, "reflétant la mise en oeuvre progressive des hausses de prix sur tous les produits et partout dans le monde". Et "cet effet devrait encore se renforcer au cours des prochains mois".

La Bourse ne santionne pas pour autant le champion français des pneus, bien au contraire. Ce jeudi, le titre a grimpé de 8,07% à 38,633 euros. Il est vrai que le concurrent allemand Continental qui a dévoilé ses chiffres aujourd'hui est dans une situation nettement plus mauvaise.

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