Continental : le patron s'en va pour apaiser les tensions avec Schaeffler

Le président du directoire, Karl-Thomas Neumann, va quitter la direction du groupe avec effet immédiat. Le patron était poussé vers la sortie par le grand actionnaire Schaeffler, qui peut ainsi placer un de ses cadres à la tête de l'équipementier automobile.
(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)

Sans surprise, le conseil de surveillance de Continental a entériné ce mercredi le départ de son patron, Karl-Thomas Neumann, déjà sur la sellette depuis plusieurs semaines. Le grand actionnaire Schaeffler exigeait en effet le départ du président de directoire, une demande qui avait été dans un premier temps refusé lors du dernier conseil de surveillance du 31 juillet dernier. Finalement, Continental a cédé : Karl-Thomas Neumann va ainsi être remplacé par un des hommes forts de Schaeffler, Elmar Degenhart. Un remaniement censé apaiser les tensions entre les deux groupes.

"Le président du directoire Karl-Thomas Neumann quitte le directoire de Continental avec effet immédiat et d'un commun accord",a précisé Continental dans un communiqué publié à l'issue d'une réunion du conseil de surveillance du groupe à Hanovre.

Au jeu des chaises musicales, Schaeffler a aussi fait des concessions. Ainsi, le président du conseil de surveillance de Continental et cadre de Schaeffler, Rolf Koerfer, s'est dit  "prêt à renoncer" à son poste une fois que le remaniement du directoire sera complété et qu'un remplaçant lui sera trouvé. Il siègera néanmoins toujours au sein de l'organe de surveillance.

Ce remaniement au sommet est censé débloquer le processus d'union entre les deux équipementiers en panne depuis plusieurs mois. Schaeffler avait dans un premier temps cherché à racheter le géant Continental, prenant jusqu'à 90% de l'équipementier automobile. Mais avec l'éclatement de la crise, le groupe de roulements à billes n'a pu mené l'opération jusqu'au bout faute de financement. Il ne détient aujourd'hui directement plus que 49% de Continental, ayant dû mettre en gage le reste de ses parts auprès de ses créanciers.

De son côté, Continental n'est pas en meilleure situation financière. Très endetté, il a annoncé le lancement d'une obligation de capital de 1,5 milliard d'euros. L'équipementier automobile affichait une perte nette de 457 millions d'euros pour le premier semestre.

En Bourse, le titre Continental cède 1,5% à 23,64 euros sur la place de Francfort.

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Commentaire 1
à écrit le 09/10/2009 à 13:41
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Mr Neumann s'en va quand même avec un beau chèque de 7,8 millions d'euros, payé par Schaeffler. C'est un peu plus que ce que les ouvriers de Continental ont reçus.

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