Les licenciements des Continental de Clairoix invalidés par la justice

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Le conseil des prud'hommes de Compiègne vient de juger que la situation économique du groupe Continental ne justifiait pas les licenciements survenus à Clairoix en 2010. Depuis le début, les salariés estimaient que le fabricant de pneus s'était servi de la crise comme d'un "effet d'aubaine" pour les licencier.

Parce que le temps de l'entreprise diffère de celui de la justice, la décision arrive un peu tard... mais mettra tout de même du baume au cœur des anciens salariés de l'usine Continental de Clairoix (Oise), désormais fermée. Le conseil des prud'hommes de Compiègne leur donne raison: oui, leur licenciement était abusif.

520 salariés reconnus licenciés abusivement

"Continental a été condamné pour défaut de motif économique et pour non-respect de leurs obligations de reclassement", a annoncé leur avocate Alexandra Soumeire aux quelques 200 anciens salariés réunis devant le conseil des prud'hommes. Cris de joie et applaudissements dans la foule.

>> Continental: les ex-salariés de Clairoix devant les prud'hommes

C'est l'aboutissement d'une plainte déposée en 2010 par 520 salariés contestant la fermeture de l'usine et leurs licenciements qu'ils jugeaient "sans cause réelle et sérieuse" et réclamaient des dommages et intérêts.

Le conseil de  prud'hommes a également reconnu que le plan de sauvegarde de l'emploi n'avait pas été mené de façon conforme: Continental ne s'est pas tenu à ses obligations de reclassement, estime la justice. Le fabricant de pneumatiques n'a pas respecté un accord de 2007 sur le temps de travail qui prévoyait un retour aux 40 heures hebdomadaires, contre des assurances sur le maintien de l'emploi dans le site jusqu'en 2012.

La direction peut encore contester cette décision.

 

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Commentaires
a écrit le 03/09/2013 à 15:39 :
les problèmes sont toujours pris à l'envers par ces intellos de la vie virtuelle que sont les administratifs, politiques...plus on veut sécuriser, plus en fait on tue l'emploi. L'entreprise crée la richesse, elle a besoin de liberté d'entreprendre. et chacun est schizo sur le sujet : il est étrange de voir que les employés se considèrent propriétaire de leur poste de travail une fois le contrat signé, et surtout c'est à l'entreprise de s'adapter aux souhaits egos de l'employé. mais quelle serait la réaction de n'importe quel employé qui a appelé un plombier, ce dernier lui dit qu'il trouve la maison belle et qu'il s'installe parqu'il juge qu'il y a d'autres travaux à faire !!! c'est l'entreprise qui sait de quelle masse salariale elle a besoin. et il suffit de regarder aux antipodes de notre pays soviétique par son administration : l'autriche n'a aucune clause de licenciement, et horreur : le chomage n'est que de 4% !!! le turn over est élevé, ce sont les employés qui peuvent faire pression sur les entreprises pour négocier au mieux...on veut gérer par des règles contraignantes et des principes qui sont destructeurs, il faut faire simple et juste créer les conditions de réussite qui tirent les bons résultats, cf l'autriche. ras le bol de cette chappe qui tue l'entreprise sans rien comprendre à ce monde de la vraie vie
a écrit le 03/09/2013 à 14:58 :
les articles qui trainent les patrons dans la boue sont légion, mais black out total sur ce que font les grévistes, les acteurs syndicaux, le travail de sape au quotidien. car chacun sait bien qu'il n'y a pas de syndicats en france, il n'y a que des représentants de partis de gauche, et ils sont là pour ne faire que de la politique dans les entreprises (il suffit de lire un seul tract pour lever toute ambiguïté), harcèlement de l'encadrement, tentatives d'intimidation, pressions...afin de faire aboutir par tous les moyens l'idéologie qui va jusqu'au trotskiste...aucune écoute, aucun concensus, le but est de casser du cadre et du patron...avez vous vu un reportage ou un documentaire sur le sujet ?????
a écrit le 31/08/2013 à 10:19 :
Le message aux industriels étrangers est clair: n'investissez plus en France, c'est devenu un piège.
a écrit le 30/08/2013 à 16:48 :
Ce qu'il faut savoir c'est que Continental a payé 200 000 euros par salariés licenciés pour le PSE. Avec cette action, ce sera de 50 à 100 000 de plus par personne. Autant dire que le comportement des salariés/syndicaux est plus que limite, et le message qui est passé est très clair pour les entreprises étrangères : NE PLUS INVESTIR EN FRANCE, et intercaler désormais des structures intermédiaires entre la maison mère et les entreprises en France pour éviter ce genre d'action ... C'est incroyable les dégats que cela va faire pour l'emploi en général en France. Les américains avaient déjé du mal à oublier leurs hémoroïdes avec les Moleix (qui leur ont fait un coup pareil), maintenant ce sont les allemands qui eux passent le message rapidement à tous les autres (de par leur proximité).
Réponse de le 30/08/2013 à 22:57 :
Je me rappelle d'un ancien dirigeant (salarié) de l'UIMM tenir le même genre de discours bas de plafond : le jour où il s'est fait lourder, il a couru aux prudhommes attaquer son ancien employeur, hé hé hé..
a écrit le 30/08/2013 à 14:56 :
Quid des saccages ? On les a vu crier victoire dans tt les journaux ... mais pas un mot sur les différents saccages perpétués par ces victorieuses personnes...
Lorsqu'on voit ce qu'ils ont fait à Compiègne, même un euro pour le licenciement c'est de trop! A moins qu'on ponctionne sur les 20 000? qu'ils vont recevoir les frais engendrés par leur différentes actions de casseurs et de saccageurs.
Réponse de le 30/08/2013 à 16:51 :
concernant les saccages effectivement ce n'est pas normal que des syndicalistes se permettent de faire cela mais la décision de justice semble aller dans le bon sens. Pour rappel, Continental avait garanti le maintien du site jusqu'en 2012 (au moins) contre une hausse du temps de travail à 40h/semaine. L'accord n'a pas été respecté, Continental se doit d'indemniser les salariés flouées.
Réponse de le 30/08/2013 à 20:00 :
Et donc, les saccages par les syndicats et les syndiqués sont justifiés du coup?
La justice aurait du tenir compte de ces actions inqualifiables et ne rien accorder à ces personnes qui ne font que renforcer l'idée qu'investir en un risque énorme ...
Réponse de le 30/08/2013 à 22:29 :
non je condamne ce genre de débordements comme vous mais les prud'hommes compétent dans un problème régi par le code du travail n'ont pas à tenir de ces agissements dans leur jugement.
a écrit le 30/08/2013 à 14:08 :
Bien fait pour leurs gueules. Par contre, deux trucs sup : encore un mauvais signal à l'international, je suis tout à fait pour un compteur d'aides à rembourser en cas de délocalisations crapuleuses. Un dernier truc : le problême en france est l'alignement de la legislation sur les grands groupes. Pour ma part, j'ai eu deux prudhommes, les deux gagnés avec deux plaies, un temps perdu et un fric monstre.
a écrit le 30/08/2013 à 13:59 :
Les licenciés n'auraient-ils pas tout cassé dans la sous-préfecture de Compiègne ? J'entendais ce matin le meneur gémir à propos des misères qui lui auraient été faites. Je dois dire qu'il ne m'a fait aucune pitié et j'ai compris le patron de l'entreprise dont on disait qu'elle pourrait être candidate à la reprise de l'usine Continental, qui disait en substance que les syndicats français étaient des fous furieux. On peut comprendre l'exaspération de salariés virés sans humanité, mais les meubles de la sous-préfecture n'en sont pas responsables et la CGT, par son intransigeance, a tout fait pour décourager les éventuels repreneurs et donner à la France une réputation telle qu'ils ont fait fuir les éventuels investisseurs. La CGT, fidèle à sa politique, est le premier ennemi économique des Français.
a écrit le 30/08/2013 à 13:52 :
on ne se souvient plus tres bien du nombre de centaines de milliers d'euros qu'a touches chaque salarie... vous pourriez le rappeler, svp? merci
a écrit le 30/08/2013 à 13:17 :
Continental est une entreprise allemande, ! pas de licenciements chez eux. Et puis pourquoi
ne pas aller délocaliser en Europe et avoir les aides de cette même Europe.
Le gros problème chez nous c est le "coût" du travail charges sociales 35 heures et des
syndicats se croyant encore en 36 ?
Moi ce qui m'étonne c'est que cette entreprise est fermée depuis maintenant trois ans ?
Que la Justice est longue dans le pays des droits de l'homme
a écrit le 30/08/2013 à 12:16 :
Message très clair aux investisseurs étrangers: Fuyez la France et allez donc investir et créer des emplois ailleurs!
Réponse de le 30/08/2013 à 15:07 :
Alors qu'on ferait mieux de faire fuir les rentiers qui ne brassent que du vent !
Réponse de le 30/08/2013 à 16:08 :
Tout à fait. Et les socio-dégénérés, on leur met dans les bagages ...
a écrit le 30/08/2013 à 11:50 :
bof? D'abord il va y avoir appel. Ensuite, lors de cet appel, il est fort probable que les avocats de continental rappellent que la Cour de Cassation a déjà jugé que le conseil des prud'hommes n'avait pas à se prononcer sur la réalité du motif économique évoqué, et fassent donc remarquer que ce jugement ne respecte pas la loi.Et tout ça avant même avoir commencé à parler de la situation économique du groupe?
a écrit le 30/08/2013 à 11:41 :
je ne connait pas le dossier, mais ce que je sais c'est que jamais une entreprise ne licencie par plaisir. A propos des reclassement que fait l'administration quand elle ne veut plus d'un CDD, contrat dont elle abuse et ne respecte pas les règles qu'elle impose aux entreprises
Réponse de le 30/08/2013 à 12:02 :
On voit que vous e connaissez pas les grands groupes et ces directeurs, responsables financiers et autres qui ont fait des grandes écoles de commerces et a qui on apprend que pour distribuer plus de dividendes, on licencie 5% des effectifs.
Par contre, je suis d'accord avec vous, un vrai patron, ne licencie jamais par plaisir. Mais on parle des PME/I et TPE/I là et continental est un groupe international.
Réponse de le 30/08/2013 à 14:44 :
Et abusent des CDD (précarité) dans le grand groupe ou je suis dans certain atelier nous en avons jusqu'a 40% de CDD, cherché l'erreur......

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