Les licenciements des Continental de Clairoix invalidés par la justice

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Parce que le temps de l'entreprise diffère de celui de la justice, la décision arrive un peu tard... mais mettra tout de même du baume au cœur des anciens salariés de l'usine Continental de Clairoix (Oise), désormais fermée. Le conseil des prud'hommes de Compiègne leur donne raison: oui, leur licenciement était abusif.
"Continental a été condamné pour défaut de motif économique et pour non-respect de leurs obligations de reclassement", a annoncé leur avocate Alexandra Soumeire aux quelques 200 anciens salariés réunis devant le conseil des prud'hommes. Cris de joie et applaudissements dans la foule.
C'est l'aboutissement d'une plainte déposée en 2010 par 520 salariés contestant la fermeture de l'usine et leurs licenciements qu'ils jugeaient "sans cause réelle et sérieuse" et réclamaient des dommages et intérêts.
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Le conseil de prud'hommes a également reconnu que le plan de sauvegarde de l'emploi n'avait pas été mené de façon conforme: Continental ne s'est pas tenu à ses obligations de reclassement, estime la justice. Le fabricant de pneumatiques n'a pas respecté un accord de 2007 sur le temps de travail qui prévoyait un retour aux 40 heures hebdomadaires, contre des assurances sur le maintien de l'emploi dans le site jusqu'en 2012.
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La direction peut encore contester cette décision.
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