Automobile : l'accélération de la révolution électrique met la filière en danger
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Tesla lance une augmentation de capital de 5 milliards de dollars
Lucy Nicholson
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Tesla lance une augmentation de capital de 5 milliards de dollars
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La révolution électrique est en marche ! Cinq ans après le choc du dieselgate, qui a poussé les constructeurs automobiles traditionnels à prendre le virage de l'électromobilité, la voiture électrique reste encore marginale dans leur portefeuille. Et pour cause. Volkwagen et Stellantis, pour ne citer qu'eux, ont considéré jusqu'ici que la voiture électrique n'était qu'un produit de plus dans leur gamme de véhicules. Bousculés dans leurs certitudes, ils n'ont pris conscience que très récemment de la nécessité de changer de paradigme et que la voiture électrique impliquait, pour passer à la vitesse supérieure, la mise en place d'un nouveau modèle industriel.
Chez Stellantis par exemple, son PDG, Carlos Tavares, a radicalement changé de discours pour faire de l'électromobilité l'alpha et l'omega de la croissance du groupe au cours de la décennie, avec l'objectif ambitieux qu'elle représente 70% des ventes du groupe d'ici à 2030. Issu de la fusion entre Peugeot et Fiat, Stellantis veut non seulement bâtir des gigafactories, ces usines de fabrication de batteries lithium-ion, mais aussi délaisser les investissements dans les moteurs thermiques et lancer une avalanche de nouveaux modèles dédiés. Chez Volkswagen, son PDG, Herbert Diess, veut aller encore plus loin et renverser la table. Le premier groupe automobile mondial, ex-aequo avec Toyota, veut reprendre des positions en amont et en aval, c'est-à-dire dans la production de batteries électriques jusqu'au déploiement d'un écosystème de service comme les infrastructures de recharge. Car c'est là que réside la profonde révolution de l'électromobilité, celle d'une reconfiguration de la chaîne de valeur sur un modèle dit d'intégration verticale.
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Pour José Baghdad, associé responsable du secteur automobile chez PwC, les choses sont claires: "en restant sur leur périmètre actuel, les constructeurs prennent le risque de perdre l'essentiel de la valeur de demain". L'analyse est partagée par Guillaume Crunelle, directeur associé chez Deloitte et spécialiste de l'industrie automobile:
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