Carlos Ghosn reconduit à la tête de Renault, ampute son salaire de 30%

latribune.fr

Ghosn juge inutile de modifier la structure de renault-nissan
© Christian Hartmann / Reuters

latribune.fr

Ghosn juge inutile de modifier la structure de renault-nissan
© Christian Hartmann / Reuters
Le conseil d'administration de Renault a donné jeudi son feu vert à un nouveau mandat de Pdg de Carlos Ghosn qui a parallèlement nommé un numéro deux, conformément au souhait de l'Etat français de le voir préparer sa succession.
De son côté, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a indiqué à l'AFP que M. Ghosn avait accepté une diminution de 30% de son salaire, un motif de tension récurrent dans le passé avec l'Etat actionnaire, qui avait encore l'année dernière voté contre une résolution sur la rémunération totale du Pdg (7,25 millions d'euros).
Soulignant les "résultats exceptionnels" obtenus sous M. Ghosn par l'entreprise, qui doit diffuser vendredi ses comptes pour 2017, le conseil d'administration, lui a "également renouvelé sa pleine confiance", selon la même source.
Les administrateurs ont fixé "trois objectifs prioritaires" pour le prochain mandat de quatre ans: "piloter les enjeux stratégiques du Plan Drive the Future", qui vise un chiffre d'affaires de 70 milliards d'euros en 2022 contre un peu plus de 50 en 2016 ; "engager les étapes décisives permettant de rendre l'Alliance pérenne" et "renforcer le plan de succession à la tête du Groupe Renault".
L'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi constitue un groupe aux équilibres complexes, entre intérêts français et japonais. Il repose aujourd'hui en grande partie sur la personnalité du dirigeant franco-libano-brésilien.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

En outre, Carlos Ghosn, qui dirige Renault depuis 2005 et aura 64 ans en mars, a décidé, "après avoir reçu l'avis favorable du Conseil d'administration, de nommer Monsieur Thierry Bolloré aux fonctions de Directeur Général Adjoint Groupe, à compter du 19 février 2018", selon le texte diffusé à l'issue de la réunion du conseil.
Arrivé en 2012 chez Renault, M. Bolloré, 54 ans, en était jusqu'ici directeur délégué à la compétitivité.
À lire également
M. Bolloré "connaît bien l'industrie, il connaît bien Renault, il a montré qu'il était capable de bien travailler avec les Japonais (...) évidemment, l'un des critères les plus importants c'est sa capacité à contribuer à la performance de l'entreprise", a déclaré M. Ghosn jeudi soir à l'AFP.
(Avec AFP)
latribune.fr
Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise
Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028
Nucléaire : le Blayais finalise son dossier pour accueillir les réacteurs nouvelle génération
Industrie, mobilités, logements, géothermie : la nouvelle offensive verte de l’Occitanie