Chine : seules les marques automobiles locales résistent au coup de frein du mois d'avril

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Les marques automobiles chinoises ont vu leurs ventes progresser de 14% en avril tandis que le marché déclinait de 0,5%.
Les marques automobiles chinoises ont vu leurs ventes progresser de 14% en avril tandis que le marché déclinait de 0,5%. (Crédits : © 2010 Thomson Reuters)
Après le fort ralentissement enregistré en 2014, le marché automobile chinois est passé dans le rouge en avril (-0,5% pour les immatriculations). Contrairement aux marques étrangères, les marques chinoises semblent bien tirer leur épingle du jeu...

Les ventes automobiles en Chine ont reculé de 0,5% sur un an en avril, a annoncé lundi une fédération professionnelle, trébuchant à nouveau après l'éphémère rebond de mars et confirmant l'essoufflement persistant du premier marché mondial.

Au total, 1,99 million de véhicules ont été écoulés le mois dernier dans le pays, a indiqué sur son site internet l'Association chinoise des constructeurs automobiles (CAAM). L'embellie n'aura donc pas duré très longtemps, après la hausse de 3,3% (à 2,24 millions de véhicules) enregistrée en mars suite au creux des vacances du Nouvel an lunaire.

Un ralentissement entamé en 2014

Le ralentissement du marché automobile chinois, débuté l'an dernier, continue de s'aggraver. Quelque 23,4 millions de véhicules avaient été vendus dans le pays en 2014, en hausse de 6,9%, soit une croissance moitié moindre que le bond de presque 14% enregistré en 2013.

Et sur l'ensemble des quatre premiers mois de 2015, les ventes automobiles --à la fois de voitures particulières et véhicules commerciaux-- ont progressé de 2,8% seulement sur un an, à 8,14 millions d'unités, selon la CAAM.

Ce coup de frein reflète le vif ralentissement de la deuxième économie mondiale, mais aussi un durcissement des restrictions sur les immatriculations dans plusieurs métropoles.

Une "année spéciale"

Tandis que la vaste campagne anticorruption en cours a terni l'image des cylindrées trop luxueuses et trop voyantes, pénalisant durement les marques de luxe et haut de gamme.

"Cette année est assez spéciale, nous entrons dans la 'nouvelle normalité' [d'une croissance ralentie, selon l'expression de Pékin], et les difficultés de la conjoncture sont pleinement ressenties par l'industrie automobile", a commenté Yao Jie, vice-secrétaire général de la CAAM lors d'un point-presse.

La Chine n'en reste pas moins cruciale pour les constructeurs étrangers (alliés à des groupes chinois), et les marques étrangères --aidées par leur image de qualité aux yeux des clients chinois-- semblent dans l'ensemble résister un peu mieux. Même si leur traditionnelle domination du marché chinois des voitures passagers s'est sensiblement écornée en avril, comme le montrent les statistiques de la CAAM.

Les marques chinoises gagnent du terrain

La part des marques chinoises est ainsi passée à 41,1% du marché, grâce à un bond de 14,3% sur un an de leurs ventes de voitures (à 686.400 unités), dopées par le succès des SUV (4x4 urbains) dont une toute une série de modèles ont été récemment lancés.

Le japonais Toyota, premier constructeur mondial, a vu ses ventes en Chine grimper de 7,8% sur un an le mois dernier, à plus de 92.600 unités. L'américain Ford a quant à lui écoulé dans le pays plus de 393.700 véhicules depuis le début de l'année, soit une progression de 7% sur un an.

Mais son compatriote et rival General Motors, qui volait l'an dernier de record en record sur le marché chinois, a connu en avril un brusque tassement de ses ventes, qui ont reculé de 0,4% sur un an, à 258.484 unités.

(Avec AFP)

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