DS3 Crossback : la carte atout de DS pour se relancer

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DS a réussi à se repositionner avec la DS7 Crossback, il espère désormais réaliser des volumes grâce à la DS3 Crossback.
DS a réussi à se repositionner avec la DS7 Crossback, il espère désormais réaliser des volumes grâce à la DS3 Crossback. (Crédits : DS)
La marque premium du groupe automobile français PSA vient de lever le voile sur la DS3 Crossback, un SUV compact qui rivalisera avec l'Audi Q2 notamment. Elle sera commercialisée un an après la DS7 Crossback, un gros SUV qui a permis de repositionner la marque sur le premium. Ce nouveau modèle doit permettre à DS de retrouver une envergure commerciale après avoir atteint des niveaux de ventes très inquiétants.

Une question de vie ou de mort ? Peut-être pas, mais presque... Avec la DS3 Crossback, la marque premium de PSA fonde d'immenses espoirs pour se relancer. Car si la DS7 Crossback a permis de repositionner DS, ce nouveau modèle a pour but de transformer l'essai en volumes. Le DS3 Crossback, qui sera commercialisé au printemps prochain, s'inscrit sur le segment B, ce qui représente d'importants volumes en perspective, mais aussi parce que c'est un SUV qui laisse espérer de belles marges. Et pour l'occasion, DS a sorti l'artillerie lourde notamment en matière d'innovations.

Inauguration de la plateforme CMP

Et si l'enjeu est si important, c'est parce que DS a probablement touché le fond en termes de performances commerciales avec 53.000 voitures vendues en 2017. Et pis encore, ce fond promettait de se creuser avec le déclin des ventes de DS3, qui aura toutefois bien résisté jusqu'ici, et alors que la DS4 et la DS5 représentaient très peu de volumes (avant que la production soit définitivement arrêtée en mai). L'arrivée de la DS7 Crossback en début d'année a permis de repositionner la marque française sur de nouveaux fondamentaux premium, mais c'est bien la DS3 Crossback qui doit permettre de sauver la marque du naufrage en lui redonnant une envergure commerciale.

Ce SUV de 4,12 mètres (segment B) inaugure la nouvelle plateforme CMP du groupe. Pas moins d'une dizaine de modèles sera lancée sur cette plateforme, qui va également être déployée dans une dizaine d'usines dans le monde. La CMP accueillera ainsi des modèles des segments B et C en provenance des quatre marques du groupe (Peugeot, Citroën, DS, Opel), mais également des modèles signés Dongfeng, le constructeur chinois, actionnaire de PSA à hauteur de 14%.

En outre, la plateforme CMP a été conçue pour des motorisations thermiques, 100% électriques ou hybrides. Ce déploiement permet ainsi à DS de développer cette voiture avec une base de coûts maîtrisée.

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DS3 Crossback

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Et ce ne sera pas de trop compte tenu de toutes les technologies que DS compte implémenter dans cette nouvelle voiture dont le prix d'appel débutera à 25.000 euros. Les assistants de conduite de niveau 2 (contrôle automatique de la vitesse et des voies y compris dans les embouteillages), poignée de porte fondue dans la carrosserie, une nouvelle signature lumineuse qui adopte les "matrix beam" (feux de route qui n'éblouissent pas les véhicules en face), les plus grandes roues du segment. De plus, DS3 Crossback sera la première voiture 100% électrique conçue par PSA (lancement fin 2019).

« Nous allons marquer un grand coup, il y aura un avant et un après DS3 Crossback », lance Eric Apode, directeur du produit DS.

« Jamais personne n'a été aussi loin dans l'équipement d'une voiture », souligne Yves Bonnefont, le directeur général de la marque.

« Notre ambition est de devenir la référence absolue du segment », abonde un autre.

Style incisif ! Le raffinement à la française !

De son côté, Thierry Metroz, le directeur du style de la marque, n'a pas non plus tari de qualificatifs pour décrire son nouveau bébé : « Sculpté, sensuel, incisif (...), donner de l'élégance et du caractère à la fois... ». Le SUV qui sera fabriqué à l'usine de Poissy va reprendre les thématiques stylistiques des gammes précédentes comme le travail sur les cuirs intérieurs, les présentations autour de la « trame DS », cette charte graphique quadrillée par le logo DS. La DS3 Crossback revendique une démarche tournée autour du « raffinement à la française », un argument qui se veut marquant y compris à l'étranger, misant sur la lassitude du premium à l'allemande.

Car pour l'heure, DS est bien en peine à l'étranger justement. En Chine, l'effet DS7 Crossback n'a pas provoqué l'électrochoc espéré sur les ventes, tandis qu'en Europe, les ventes sont en ligne avec les objectifs, là où les spécialistes auraient préféré que la marque fasse mieux à l'image d'une Peugeot 3008. En outre, les ventes hexagonales représentent encore 40% des ventes. La marque se console toutefois grâce aux excellents niveaux de finition. La moyenne d'achat est d'environ 42.000 euros en Europe (pour une voiture dont le prix d'appel est autour de 30.000 euros).

Pour DS, c'est le signe que la bataille du pricing power (capacité à fixer des prix élevés et à vendre les versions les plus chères) a été remportée, et de ce point de vue, ils estiment avoir été au-delà de leurs attentes. Loin d'être anecdotique, bien au contraire, ce critère confirme que DS est positionnée précisément là où elle était attendue, c'est-à-dire face à Audi notamment.

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DS3 Crossback

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C'est donc fort de cette qualité que DS peut s'engager sur une stratégie volumétrique grâce au DS3 Crossback, et peut-être après avec une nouvelle DS3, le modèle iconique de la marque. Pourtant, Yves Bonnefont et ses équipes n'ont toujours pas tranché la question d'installer ce nouveau modèle en Chine, un marché pourtant majeur et où DS ne semble avoir plus aucune prise sur sa dégringolade. Sur les sept premiers mois de l'année, les ventes ont encore baissé de 30% pour... 2.200 voitures vendues.

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a écrit le 16/09/2018 à 8:41 :
Vu l'augmentation délirante des taxes sur le carburant passées et à venir, ce qui comptera pour vendre des voitures c'est la réduction des consommations. Le futur est donc au diesel (même si le gazole est aligné sur l'essence) et les SUV passeront de mode.
a écrit le 16/09/2018 à 8:38 :
Comme la DS7 Crossback : kitsch et laid. Pas fan non plus des 3008/5008. Les Opel sont probablement les plus belles voitures du groupe;
a écrit le 16/09/2018 à 8:19 :
le ds produit en chine est laid et donc ne se vend pas. il faut attendre la commercialisation du crosback 7 pour juger. Cela dit j'ai voulu acheter un ds 7 en France et après 3 relances auprès du vendeur je suis retourné à la concurrence...Il est pourtant magnifique et très bien fini même si je trouve la motorisation un peu light....je dois changer le capture de mon épouse, on verra si j'ai plus de chance cette fois-ci....
Réponse de le 16/09/2018 à 21:14 :
Moi je suis allé direct chez DS, très bon accueil et reparti avec l' auto DS7 sous le bras, vous avez été désobligeant ??
a écrit le 16/09/2018 à 3:22 :
Rien de nouveau dans l'esthetique.
Lourd et laid.
Ce n'est pas avec ce char que Citron sortira de l'orniere.
a écrit le 15/09/2018 à 22:14 :
Quand est ce que les fabricants auront compris qu'on veut des voitures simples, sans artifices et électronique à outrance, juste avec un moteur capable de rouler au max à 130, avec un peu d'espace et surtout un coffre digne de ce nom et à moins de 6000 euros?
Ras le bol de s'endetter pour ce gouffre à fric.
Réponse de le 16/09/2018 à 8:35 :
Fan de Dacia ?
Réponse de le 17/09/2018 à 11:56 :
Vous avez l'air d'être dépassé par le moindre "intrusion" éléctronique. C'est bien, mais ne généralisez pas. Moi, je préfère que la voiture soit intégré avec les applications de mon smartphone, puisse m'avertir d'une voiture dans l'angle mort, anticiper et éviter des bouchons avec un GPS avancé, prendre ne charge la conduit dans un bouchon, etc, etc, etc . . .
a écrit le 15/09/2018 à 11:59 :
on voit se dessiner un lowcost nommé dacia et le reste car pouvoir se payer en France une voiture a minima 25 000 euros c est pas couru pour la masse et puis rouler a 80km/h faut quand mème pas pousser .pauvre france
a écrit le 15/09/2018 à 9:01 :
D'accord avec européen quant à la gamme un peu courte mais DS fait un bel effort il est dommage de voir les "chefs de cordée" acro aux allemandes dénigrer une automobile fabriquée en France!
a écrit le 14/09/2018 à 22:39 :
Tant qu'il n'y aura pas de gamme complète.
a écrit le 14/09/2018 à 22:30 :
Un acheteur d'Audi, Mercédès, BMW n' achètera jamais une DS quelle que soit la qualité de ses finitions. Ce serait passé pour un nul vis à vis de son entourage. Alors à qui prendre des parts de marché pour cette marque? Qu'est ce qui fait vivre Renault? C'est Dacia, qui connait les voitures de luxe Initiale? On ne change pas les a priori des clients si facilement. Et puis, hélas, avons nous envie de changer de voiture pour le seul plaisir? D'ailleurs, quel plaisir avons nous de nos jours à prendre le volant? C'est de plus en plus un objet pour se déplacer par obligation.
a écrit le 14/09/2018 à 19:59 :
Agressif , arrogant et laid .
a écrit le 14/09/2018 à 17:50 :
DS c'est la relance permanente qui a pour seul résultat de faire parler les médias !
a écrit le 14/09/2018 à 17:32 :
" Les assistants de conduite de niveau 2 (contrôle automatique de la vitesse et des voies y compris dans les embouteillages), poignée de porte fondue dans la carrosserie, une nouvelle signature lumineuse qui adopte les "matrix beam" (feux de route qui n'éblouissent pas les véhicules en face)" Et une visibilité quasi nulle vers l'arrière, comme dans une camionnette.

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