Fusion PSA-Opel : jusqu'à 2 milliards d'euros de synergies ?

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Les synergies entre PSA et Opel pourraient s'élever à 2 milliards d'euros.
Les synergies entre PSA et Opel pourraient s'élever à 2 milliards d'euros. (Crédits : CHRISTIAN HARTMANN)
D'après des sources proches du dossier, la fusion entre PSA et Opel pourrait dégager entre 1,5 et 2 milliards d'euros d'économies à travers des synergies industrielles mais également dans les achats.

Le groupe PSA attend entre 1,5 milliard d'euros et 2 milliards d'euros de synergies annuelles d'un rapprochement avec Opel/Vauxhall, ont déclaré mercredi à Reuters deux sources proches du dossier.

PSA a annoncé la semaine dernière étudier une acquisition de la filiale européenne de l'américain General Motors. Ce projet a soulevé dans un premier temps une vague d'inquiétudes sur l'emploi et l'avenir des sites en Allemagne et en Grande-Bretagne, les deux grands marchés d'Opel et Vauxhall.

La R&D, premier pourvoyeur de synergies

Selon une des sources, les réductions de coûts viendraient essentiellement de la mise en commun des achats et de la Recherche & Développement, grâce au partage de plateformes de véhicules et à la convergence des technologies de motorisations.

Elle n'a pas précisé en revanche au bout de combien d'années le montant de synergies serait atteint. Les deux groupes devront en effet faire coïncider progressivement le cycle de vie de leurs produits - sept ans en moyenne dans l'automobile. PSA a refusé de commenter ces informations.

Deux autres sources proches du dossier ont indiqué que les discussions engagées par le président du directoire Carlos Tavares avec les responsables politiques et syndicaux des deux principaux pays concernés - l'Allemagne et le Royaume-Uni - afin de déminer le terrain, pourraient retarder la conclusion de l'opération. A ce jour, PSA et GM espèrent parvenir à un accord en mars.

Pour Dominic O'Brien, analyste chez BNP Paribas, le rapprochement pourrait même produire des économies de deux milliards d'euros avec 1,2 milliard venant des achats, 0,4 milliard de la R&D et 0,4 milliard via une réduction d'effectifs qu'il chiffre à 6.000 emplois. Opel emploie 38.000 personnes, dont une moitié en Allemagne et 4.500 au Royaume-Uni.

Des promesses aux gouvernements

Après s'être entretenu avec la chancelière allemande Angela Merkel, Carlos Tavares doit rencontrer la Première ministre britannique Theresa May. Il a promis aux syndicats allemands d'honorer tous les accords syndicaux d'Opel, qui courent jusqu'aux années 2019-2020 selon les organisations syndicales.

Si les discussions aboutissent, le nouveau groupe issu de la fusion aurait un chiffre d'affaires cumulé de 75 milliards d'euros et une part de marché de 16% en Europe. Les chiffres de janvier ont montré qu'une combinaison permettrait à PSA de redevenir deuxième constructeur européen, toujours derrière Volkswagen mais devant le groupe Renault.

(Avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 23/02/2017 à 18:52 :
Apres avoir promis (engagement obligatoire) avec les allemands puis avec les anglais, il reste cet naif de Hollande pour permettre les synergies. On prendra quoi? les sous traitants francais pour charger les autres. L'analyste economique devrait mieux connaitre le monde automobile avec de parler. Les synergies sont deja faites dans les plateformes (Opel Corsa = Fiat punto), toutes les parties communes mecaniques, electroniques sont standardisées par les grands équiementiers. Donc les 2 milliards, c'est la fermeture de sites. La partie achats rapportera peu car deja optimisée par les Bosch Valeo... Par contre fermer des usines rapportent. Et la, nous avons Zollande (contraction de Zorro et Hollande). Voir Alstom, l'argent du contribuable.
a écrit le 22/02/2017 à 21:21 :
Tous les medias rabâchent les potins d'une tournée Londres-Berlin-Paris. Sans vouloir jouer les Rabajoy, Vigo+Saragosse = 1 million de véhicules, c'est là que se situera le centre de gravité. Atencion a los sindicatos y a el gobierno ibericos.
a écrit le 22/02/2017 à 18:59 :
La mariée est belle sur le papier, elle se révélera grosse et moche (comme ses modèles de voitures d'ailleurs).....la suite sera plus rude pour PSA...mais l'Etat généreux est bonne fille....le plan de licenciement concernera les mêmes et les stocks options de M. Tavarès seront sauvés et c'est bien là l'essentiel au fond.
Réponse de le 22/02/2017 à 19:56 :
On sent bien la le suppôt volkswagen dépité ....!!!!
Réponse de le 23/02/2017 à 10:40 :
@delahaut: je vous trouves bien négatif. etes vous un specialiste du dossier ou voulez vous juste critiquer? Auriez vous fait le meme commentaire si c'etait un groupe non francais qui rachetait Opel?

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