Les bénéfices de Nissan s'envolent, ceux de Renault aussi

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Nissan promet une année 2015 record en termes de profitabilité.
Nissan promet une année 2015 record en termes de profitabilité. (Crédits : © Babu Babu / Reuters)
Sur les seuls trois premiers trimestres de l'année, Nissan contribue au compte de résultat de Renault à hauteur de 1,5 milliard d'euros, soit ce qu'il a apporté pour l'ensemble de l'année 2014. Nissan anticipe des résultats annuels records.

Nissan est un important pourvoyeur de profits pour l'Alliance, mais également pour Renault. Le constructeur automobile japonais, dont le français possède 43,4% du capital, vient d'annoncer des bénéfices en forte hausse au titre de son premier semestre qui, débutant le 1er avril, s'est fini le 30 septembre.

Le bénéfice net a grimpé de 37% à 2,4 milliards d'euros sur cette période, pour un chiffre d'affaires en hausse de 15,9% à 43,9 milliards d'euros.

La performance de 2014 quasi réalisée en trois trimestres cette année

Pour Renault, cette performance se traduira par une contribution de 524 millions d'euros dans son compte de résultat du troisième trimestre.

C'est beaucoup plus que les 436 millions engrangés sur la même période en 2014, et davantage également que les 494 millions du premier trimestre et les 484 millions du second trimestre, soit un total cumulé de plus de 1,5 milliard d'euros.

Renault attend désormais la performance de Nissan sur son 3e trimestre (octobre à décembre), qui correspondra au 4e trimestre de l'exercice fiscal du français, pour connaître la contribution totale de Nissan dans son compte de résultat annuel.

Dans le compte de résultat de Renault, pour l'exercice 2014, Nissan avait contribué à hauteur de 1,5 milliard d'euros .

Nissan attend des profits records en 2015

Nissan anticipe une année 2015 record en tablant sur un bénéfice net de 4 milliards d'euros (+17%).

Le constructeur automobile profite des effets d'un yen faible, mais également de bonnes performances commerciales aux Etats-Unis et en Europe.

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Commentaires
a écrit le 07/11/2015 à 12:01 :
Pas étonnant que Renault affiche un tel bénéfice. Il vendent des produits défectueux et refusent d'en prendre la responsabilité, ne respectent même pas la garantie contractuelle ni légale ni d'ailleurs leur certificat de conformité de qualité Iso 9001 . Suis en procès contre Renault depuis plus de 10 ans pour résolution de vente d'une Velsatis 3,5 initiale reconnue par un expert judiciaire comme non conforme avec vices cachés. Mensonges et malhonnêtes sont le lot de cette société, et Monsieur Ghosn est au courant, mais n'en a rien à faire. Ce n'est pas un industriel, mais un pur financier. Cà durera tant que le gens se laisseront faire.
a écrit le 02/11/2015 à 22:41 :
Les bénéfices de Nissan doivent être audités de façon fouillée,

voyons un peu pourquoi est-ce Infiniti filiale moribonde de Nissan qui bénéficie de la pub en Formule 1 alors que c'est Renault qui encaisse les couts faramineux et les déboires de ses moteurs 6 cylindres défectueux et peu performants.

qu'en est-il des prix de transfert lorsque Nissan achète des moteur, des composants et des Micra fabriquées chez Renault ?

Nissan paye t-il le juste prix ?

Faudrait peut-être que l'Etat fasse preuve de perspicacité pour faire toute la lumière ;
Réponse de le 04/11/2015 à 12:37 :
1/ Infiniti n'est pas une filiale moribonde, elle est pour l'instant discrète sur le micro-marché français mais fait mondialement +16% en volume depuis le début de l'année. (+52% en Europe de l'Ouest excusez du peu)
2/ Red Bull ne fait pas dans la charité, Infiniti paie 26M€ par an pour apposer son stickers sur ses monoplaces. Renault bénéficie de ce partenariat puisque les fournitures de moteurs Renault et la manne financière Infiniti sont contractuellement liées ce qui mets l'alliance en position de force face à l'écurie.
3/ La micra n'est pas encore produite chez Renault et si vous saviez lire un compte de résultat vous vous rendriez compte que Renault sur T3 2015 bénéficie à plein des ventes de composants à ses partenaires Nissan et Daimler.
4/ La lumière...parlons-en.
a écrit le 02/11/2015 à 20:58 :
La logique exigerait que l'état se désengage de Renault et cède sa participation à Nissan pour rééquilibrer l'Alliance.
Réponse de le 03/11/2015 à 5:29 :
De quel logique parlez-vous ? Ce n'est pas dans l'intérêt de l'Etat, donc pourquoi ferait-il cela ? Au contraire, une fusion serait censée, l'Etat en a les moyens et cela permettrait de renforcer les centres de décisions français.

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