Michelin améliore sa rentabilité, malgré des recettes en retrait

 |   |  499  mots
Michelin a affiché de bons résultats financiers pour l'année 2016 malgré une conjoncture difficile.
Michelin a affiché de bons résultats financiers pour l'année 2016 malgré une conjoncture difficile. (Crédits : © Wolfgang Rattay / Reuters)
Le chiffre d'affaires a baissé de 1,4% en raison de l'impact des changes et du coût des matières premières. Cela n'a pas empêché le fabricant de pneus d'afficher des ratios de rentabilité et de génération de trésorerie en hausse.

Michelin prévoit une nouvelle progression de son bénéfice opérationnel en 2017, après une croissance de 4,5% l'an passé, ses augmentations de prix et le rebond du secteur minier devant compenser le retour de la hausse des matières premières.

Le fabricant de pneumatiques a aussi annoncé mardi qu'il visait un résultat opérationnel sur activités courantes supérieur ou égal à celui de 2016, hors effets de change positifs estimés à 100 millions d'euros, après un effet négatif de 122 millions en 2016.

"En 2017, les marchés de pneumatiques devraient rester voisins des tendances observées sur la fin de 2016, en particulier avec la reprise des ventes de pneumatiques pour les compagnies minières", a déclaré Michelin dans un communiqué.

Bon accueil en Bourse

Le marché du pneu minier, à forte marge, est ainsi attendu cette année en hausse de 5% à 10% avec la fin du déstockage, tandis que celui du pneu voiture est vu en croissance de 2% à 3%.

Ces annonces sont bien accueillies en Bourse, où le titre Michelin s'inscrit en tête de l'indice CAC 40 avec un gain de 2% à 9h45.

"Ces résultats sont solides et encourageants pour 2017, avec une bonne dynamique de l'activité tourisme-camionnette et le rebond du segment Mining", commente CM-CIC Market Solutions dans une note.

Michelin estime que l'année 2017 sera également marquée par une hausse des matières premières, dont l'impact négatif est estimé à ce stade à environ -900 millions d'euros.

Pour y faire face, le groupe clermontois a déjà annoncé plusieurs hausses de prix allant jusqu'à +8% sur ses principaux marchés. En 2016, les prix du caoutchouc et du pétrole, principaux composants des pneus, avaient au contraire eu un impact positif de 545 millions d'euros.

Le positionnement prix n'a pas payé...

Les analystes financiers s'interrogent régulièrement sur la capacité de Michelin à exploiter à plein son positionnement plus premium pour maintenir ou augmenter ses tarifs sur un marché du pneumatique de plus en plus concurrentiel. L'an dernier, le prix-mix du groupe a ainsi été négatif de 386 millions d'euros.

Le bénéfice net, part du groupe, a grimpé quant à lui de 43,5% à 1,68 milliard d'euros grâce notamment à l'absence de charges de restructuration (370 millions d'euros en 2015) et le dividende proposé progresse à 3,25 euros, contre 2,85 euros au titre de l'exercice précédent.

Les résultats sont légèrement supérieurs au consensus réalisé par Inquiry Financial pour Reuters. Les ventes nettes ont totalisé 20,907 milliards d'euros (-1,4%), contre 20,8 milliards attendus et le bénéfice opérationnel a atteint 2,69 milliards (contre 2,67 milliards). Le résultat net était attendu à 1,52 milliard d'euros.

Le plan 2020 conforté

Michelin a estimé que ses résultats 2016 confortaient les objectifs de son plan 2020 qui prévoit notamment un free cash flow structurel supérieur à 1,4 milliard d'euros. Il attend un FCF supérieur à 900 millions d'euros en 2017 après 961 millions en 2016.

Le groupe vise également 1,2 milliard d'euros d'économies sur les quatre prochaines années, après 1,197 milliard réalisées sur la période 2012-2016.

(Avec Reuters)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 15/02/2017 à 13:28 :
Pour avoir été client de Michelin et des grands fabricants de Pneus, depuis 10 ans, les Fabricants;
1. se partagent les Clients dans le Monde entier
2. se synchronisent sur les augmentations de prix annuelles
3. sont en position oligopolistiques.


Il n'y a que les grosses crises qui les voient essayer de tenter de réagir mollement mais toujours ensemble: il est étonnant qu'ils n'aient jamais été inquiétés par les enquêtes américaines ou européennes sur l'entente sur les prix.
a écrit le 14/02/2017 à 19:07 :
Michelin fabrique de bons pneumatiques, mais le problème il est que le prix approche celui du caviar............................... Voir d'autres marques aussi bonnes............
Réponse de le 14/02/2017 à 22:16 :
Je ne sais pas, les autres marques ont-elles enfin l'équivalent du "pneu vert" de Michelin ? Si ce n'est pas le cas, c'est normal que ce soit plus cher, vu ses avantages par rapport aux pneus standards.
Réponse de le 15/02/2017 à 8:36 :
Il y a des marques aussi bonnes en effet mais qui durent 50% de moins.

Michelin c'est le meilleur rapport qualité prix du marché automobile grâce à cette stratégie à long terme et du coup ça devrait durer encore longtemps.

Bref une multinationale saine, à la gestion intelligente à savoir ne pouvant qu'inspirer du mépris aux financiers qui préfèreront toujours ce qui est sale et jetable.
a écrit le 14/02/2017 à 16:51 :
La bourse hurle, la bourse s'agite, la bourse panique et Michelin passe.

Une multinationale qui tient la route (je sais, je sais... ).

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :