Toyota, Denso et SoftBank misent 1 milliard dans Uber juste avant son entrée en Bourse

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(Crédits : Reuters)
Ce milliard de dollars est particulièrement bienvenu pour le spécialiste des plateformes de réservation de voitures avec chauffeur. D'abord parce qu'il prépare sa prochaine entrée en Bourse, qui s'annonce comme l'une des plus importantes de l'histoire. Mais également parce que sa division voiture (Uber ATG) a connu des déboires l'an dernier quand une voiture sans chauffeur avait mortellement percuté une piétonne.

Le géant japonais de l'automobile Toyota, associé à l'équipementier japonais Denso, ainsi que son compatriote SoftBank Group, via le fonds SoftBank Vision Fund (SVF), ont annoncé vendredi un investissement de 1 milliard de dollars dans l'américain Uber, afin d'accélérer le développement de services de conduite autonome.

Ce milliard est réparti ainsi entre les protagonistes : Toyota, associé à l'équipementier japonais Denso, va investir 667 millions de dollars, et SVF, 333 millions de dollars, selon un communiqué.

Softbank, premier actionnaire (16%) d'Uber

Les deux entités renforcent ainsi leur participation dans Uber, au moment où le spécialiste des plateformes de réservation de voitures avec chauffeur prépare son entrée en Bourse, qui s'annonce comme l'une des plus importantes de l'histoire.

Outre l'investissement annoncé vendredi, Toyota déboursera 300 millions de dollars de plus sur les trois prochaines années. Le constructeur nippon avait déjà investi 500 millions de dollars en août 2018, tandis que SoftBank Group est le premier actionnaire du groupe américain à hauteur de 16% (8 milliards de  dollars).

Cet investissement dans la division autonome d'Uber (Uber ATG) est bienvenu pour la compagnie qui a connu des déconvenues dans ses essais, qu'elle avait dû interrompre plusieurs mois l'an dernier quand une voiture sans chauffeur avait mortellement percuté une piétonne.

La voiture autonome, un domaine en ébullition

Les annonces se multiplient dans ce domaine en ébullition, vu comme l'avenir des transports, même si les constructeurs sont désormais plus prudents, contraints de repousser les produits spectaculaires initialement annoncés pour 2020 face à la complexité et au coût des technologies.

Cet apport de fonds des sociétés japonaises intervient alors qu'Uber vient de déposer son dossier au gendarme américain des marchés, la SEC, mais sans encore préciser ses ambitions en terme de levée d'argent frais ni la date de sa première cotation.

Selon des sources bancaires, Uber vise une valorisation --la valeur totale de l'entreprise en bourse calculée en multipliant le prix de l'action par le nombre de titres en circulation-- proche de 100 milliards de dollars. Ces sources évoquent également une entrée en Bourse qui pourrait intervenir en mai.

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