Automobile : l’accélération de la transition vers la voiture électrique va détruire 41.000 emplois en France
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Les fonderies sont menacées par l'accélération de l'électrification du marché.
Olivier Mirguet
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Les fonderies sont menacées par l'accélération de l'électrification du marché.
Olivier Mirguet
Que restera-t-il de la filière automobile française en 2030 au plus fort de l'avènement à marche forcée de la voiture électrique ? C'est la cruelle question à laquelle s'est livrée la Plateforme automobile (PFA, le syndicat qui représente la profession), en partenariat avec le cabinet Alixpartners.
Cette étude extrêmement détaillée a planché sur tous les scénarios, métier par métier. Il en ressort une idée simple : plus le rythme de l'électrification de l'automobile sera soutenu, plus le tribut pour l'industrie automobile française sera lourd. Pour Alexandre Marian, directeur associé chez Alixpartners spécialisé dans l'industrie automobile, il est acquis que la voiture électrique restera chère en 2030 par rapport à la voiture thermique. Mais en fonction des effets volumes ou de gains de productivité, l'amplitude de coût sera différente pour le constructeur.
Le scénario le plus probable estime que le coût des composants d'une voiture électrique restera 1.500 euros plus cher que ceux d'une voiture thermique. La répercussion sur le prix de vente sera double, mais ne préjuge pas de la compétitivité de la voiture électrique sur le thermique lorsqu'on intègre l'ensemble de ses coûts (prix d'achat, coût à l'usage, maintenance...)
Mais il est possible que l'industrie automobile française ait recours à de l'importation pour compenser le coût de l'électrification. Dans le scénario privilégié par Alixpartners, c'est 21% de la chaîne de valeur qui sera impactée par la voiture électrique. Mais dans le scénario conforme aux objectifs de Bruxelles annoncés cet été (-55% de CO2 en 2030 par rapport à 1990), cette part grimpe à 28%. Dans le premier cas, il faudra délocaliser 4% de la production de pièces.
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Mais le point le plus important de cette étude concerne la réorganisation de la chaîne de valeur automobile. Avec la disparition de la chaîne de traction thermique, les équipementiers, tous rangs confondus, vont perdre 11 points dans cette chaîne de valeur. Celle-ci sera entièrement absorbée par les constructeurs. "Les constructeurs automobiles qui s'en sortiront le mieux demain seront les plus intégrés dans la chaîne de valeur", observe Marc Mortureux, secrétaire générale de la PFA.
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