Les prochaines tours jumelles de la Défense seront russes
latribune.fr avec Reuters
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Dans le cadre du 12e Forum économique de Saint-Pétersbourg, les accords n'ont pas concerné seulement le secteur énergétique avec EDF et GDF Suez. Ainsi, une lettre d'intention de près de deux milliards d'euros a été signée pour la construction de deux tours hautes de 323 mètres, soit un de moins seulement que la Tour Eiffel, dans le quartier des affaires de la Défense, à côté de Paris.
Les deux tours de luxe ont été commandées par le promoteur russe Hermitage et seront, à leur achèvement en 2016, les nouvelles icônes du quartier de la Défense. C'est en tout cas le point de vue de Philippe Chaix, directeur général de l'Etablissement public d'aménagement de la Défense (Epad).
"On change d'échelle", a-t-il affirmé à l'agence Reuters. "Actuellement, la plus haute tour à la Défense fait 220 mètres". "Ca apporte un nouveau concept, la grande tour mixte de luxe. Jamais les Français ne l'auraient fait'. Phillipe Chaix voit même plus loin en affirmant que ces deux tours vont apporter "un nouveau modèle économique". "En terme architectural, c'est tellement bien placé que ça va devenir une icone de la Défense autant que la Grande Arche".
De l'initiative au financement, tout est russe dans ces deux tours, hormis l'architecte : le Britannique Norman Foster, lauréat du Prix Pritzker d'architecture et auteur, entre autres, du "cornichon géant" de Londres et du viaduc de Millau. "C'est la première fois qu'il construit à la Défense", note Philippe Chaix.
Le permis de construire sera déposé à la fin de l'été et acquis au printemps prochain pour un début de construction avant la fin 2011. Les deux tours ont vocation à accueillir logements et hôtellerie, un centre commercial, des galeries d'art et un peu de bureaux en bord de Seine, à l'entrée de la Défense.
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Ce projet de tours jumelles s'inscrit dans le cadre du renouveau de La Défense, lancé en 2006 par Nicolas Sarkozy en plein boom immobilier et qui peine à se concrétiser. Selon l'Elysée, le projet devrait rapporter 130 millions d'euros à l'Epad.
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