Charpentes métalliques : Baudin Chateauneuf poursuit son maillage de l'Hexagone et son déploiement en Afrique

CHÂTEAUNEUF-SUR-LOIRE (LOIRET). L’ETI de BTP loirétaine spécialisée dans les charpentes métalliques, déjà présente en Afrique de l’Ouest, vise désormais l’Est anglophone du continent. Baudin Chateauneuf espère ainsi doubler la part de l’export d’ici à 2025.

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Via sa filiale installée à Abidjan en Côte d'Ivoire, Baudin Chateauneuf a gagné en cinq ans plusieurs marchés comme le toit du futur stade de la capitale, Yamoussoukro (photo). Réalisé par Vinci, l'équipement de 20.000 places accueillera plusieurs matches de la Coupe d'Afrique en 2023.
Via sa filiale installée à Abidjan en Côte d'Ivoire, Baudin Chateauneuf a gagné en cinq ans plusieurs marchés comme le toit du futur stade de la capitale, Yamoussoukro (photo). Réalisé par Vinci, l'équipement de 20.000 places accueillera plusieurs matches de la Coupe d'Afrique en 2023. (Crédits : Innovprod / Baudin Chateauneuf)

De retour de Tanzanie et du Rwanda, où ils effectuaient une visite de prospection organisée par Bpifrance, les dirigeants de Baudin Chateauneuf ont pu mesurer concrètement les perspectives offertes par ces deux pays en forte croissance de l'Est africain. « Nous allons également nous rendre à Lagos au Nigeria, explique Thierry Crosnier, directeur général de la société de travaux publics. Après l'Afrique francophone, l'objectif pour Baudin Châteauneuf est de nous implanter à moyen terme dans ces pays très prometteurs pour notre activité de charpente métallique. Des rencontres avec les dirigeants seront rapidement programmées ». L'ETI loirétaine a investi depuis 2016 le continent africain, dépourvu de véritable outil industriel sur le créneau des charpentes en métal.

Via sa filiale installée à Abidjan en Côte d'Ivoire, elle a gagné en cinq ans plusieurs marchés comme le toit du futur stade de la capitale, Yamoussoukro. Réalisé par Vinci, l'équipement de 20.000 places accueillera plusieurs matches de la Coupe d'Afrique en 2023.

Au Cameroun, Baudin Châteauneuf est aussi à l'origine du pont de Touraké. Plusieurs chantiers sont par ailleurs en cours au Bénin, notamment le Centre hospitalier universitaire de Cotonou ou la société travaille comme sous-traitant du groupe Bouygues.

Baudin Chateauneuf devrait enfin être sélectionné, en partenariat avec une entreprise de BTP égyptienne, pour la construction d'un pont en République démocratique du Congo (RDC). Le groupe, qui a réalisé des recettes de l'ordre de 10 millions d'euros en Afrique, compte doubler la part de l'export d'ici à cinq ans dans son chiffre d'affaires total, soit 357 millions d'euros en 2021.

Marché français en développement

Parallèlement à son développement à l'international, l'ETI détenue majoritairement par la famille Colombot, héritière du fondateur en 1919, poursuit son maillage de l'Hexagone. Baudin Chateauneuf, qui emploie 1.470 salariés, intervient non seulement dans les métiers du bâtiment et des travaux publics, mais aussi dans les domaines connexes aux chantiers de gros œuvre comme la mécanique (équipements de bassins portuaires, etc.) et l'énergie (génie climatique, etc.). Chantier emblématique, la remise en état de l'ascenseur nord de la Tour Eiffel, qui sera livré en principe en juillet 2023.

L'ETI œuvre aussi bien pour les grandes entreprises que les collectivités y compris dans les domaines sensibles. Ainsi Baudin Chateauneuf a réalisé pour le compte du ministère de la Défense les deux halls de masquage des sous-marins nucléaires d'attaque (SNA) à Toulon, dont le dernier sera livré fin 2023.

Outre son siège du Loiret d'une superficie de 25.000 m2, la société opère également l'usine Berthold à Verdun dans la Meuse ainsi qu'un site à Alençon dans l'Orne, spécialisé dans la charpente industrielle. Appuyée sur un réseau de 30 agences commerciales en France, elle couvre auss, depuis le début de l'année, le nouveau périmètre situé entre Brest et Cherbourg. Des implantations sont également prévues d'ici à 2023 dans le Sud-Ouest où Baudin Chateauneuf est encore peu présent.

La croissance externe et la diversification sont enfin inscrites sur la feuille de route de Thierry Crosnier. Baudin Chateauneuf, qui a réalisé la salle des machines de la centrale de Flamanville dans la Manche, souhaite notamment se développer dans le domaine du nucléaire, pour l'instant marginal dans son activité. Elle mène le rachat, prévu à court terme, de plusieurs sous-traitants dans ce secteur. Baudin Chateauneuf compte parallèlement aborder le segment, en forte croissance, de la construction en bois, avec à la clé une autre acquisition.

Autant de projets en gestation qui permettent à l'ETI de tabler sur un chiffre d'affaires prévisionnel de 400 millions d'euros d'ici à 2027, loin cependant derrière ses deux principaux concurrents que sont les groupes Fayat et Eiffage Métal.

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