Efficacité énergétique de l'immobilier: le rêve américain de la jeune pousse Deepki
César Armand
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... Emmanuel Blanchet, respectivement président et directeur général.
LA TRIBUNE : L'immobilier représente 25% des émissions de gaz à effet de serre en France et 40% à l'international. Comment inverser la tendance ?
VINCENT BRYANT, cofondateur et président de Deepki - Venant l'un du secteur de la construction, l'autre de l'énergie, nous nous sommes lancés en 2014 pour aider les acteurs de l'immobilier à améliorer leur performance environnementale en construisant leur plan d'action vers le net zéro carbone. Après avoir regardé les données en matière d'eau, d'énergie et de déchets, nous apportons à la fois des conseils et un logiciel en ligne pour identifier les problèmes et surtout les fiabiliser.
Nous travaillons aussi bien avec la direction de l'immobilier de l'Etat - 100 millions de mètres carrés - qu'avec des compagnies d'assurances (Axa IM, Generali RE), des banques (BNP Paribas, CMCIC) ou des foncières (La Française, Invesco). Ou encore des chaînes de magasins comme Maisons du Monde et des institutionnels comme la SNCF ou la mairie de Paris.
Nous sommes 150, de treize nationalités différentes, implantés dans cinq pays (France, Allemagne, Italie, Espagne et Grande-Bretagne) de la même façon que nous suivons nos clients dans 38 pays.
Et autant de réglementations... Concrètement, comment opérez-vous ?
EMMANUEL BLANCHET, cofondateur et directeur général de Deepki - Nous avons une équipe de dix personnes qui travaillent sur les réglementations pour pouvoir accompagner nos clients à la fois dans des pays que l'on connaît et ceux que l'on ne connaît pas. Cela passe par une adaptation aux spécificités techniques et culturelles. Contrairement à la France, il existe très peu de compteurs communicants en Allemagne par exemple, mais 85% des gens lisent les conditions générales d'utilisation (CGU) liées aux données.
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En règle générale, nous déployons donc une plateforme logicielle RGPD-compatible sur leur patrimoine en partant des données existantes : Linky pour l'électricité, Gaspar pour le gaz... Il serait en effet difficile d'installer des capteurs sur les 220.000 bâtiments de l'Etat. En revanche, nos algorithmes nous permettent de savoir, quel bâtiment est performant et lequel ne l'est pas.
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