Décentralisation et internationalisation: le double défi de la proptech en 2021
César Armand et Frédéric Thual
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De la même manière que le savoir-faire des startups du BTP accélère la transition écologique des majors, l'écosystème proptech bouleverse les métiers historiques de l'immobilier. Ainsi, la jeune pousse WeMaintain, spécialisée dans la maintenance prédictive des ascenseurs pour grands comptes et syndics de copropriété, vient d'acquérir Shokly, experte de la sécurité incendie. Grâce à des objets connectés (de l'Internet of Things ou IoT), dont des capteurs sur des systèmes d'alarme, cette dernière suit à distance les équipements avant de notifier, en temps réel, les propriétaires en cas de dysfonctionnement.
Remarquée après sa levée de 7 millions d'euros en 2019, la proptech, qui vient de devenir une entreprise à mission, veut « continuer à allier le terrain et la technologie ». De 21 salariés, elle en compte désormais 65 et a ouvert un bureau à Londres en septembre. Son modèle économique restant le même : les gestionnaires d'actifs (AG2R-La Mondiale, Axa, Foncia ou Groupama) rentrent l'adresse -du ou de leurs biens, enregistrent le nombre d'ascenseurs, avant qu'un technicien ne réalise une pré-visite. Ensuite, elle propose un montant de contrat, via un algorithme, et suggère des travaux si nécessaire.
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Deepki avait levé 8 millions d'euros en 2019. Elle revendique désormais le passage de « jeune entreprise innovante à leader européen ». Depuis 2014, elle automatise la collecte de données environnementales et énergétiques (eau, électricité, déchets) avant de les rendre intelligibles pour les bailleurs propriétaires et/ou occupants en France et à l'international. Outre son implantation dans 29 pays, son principal client est la direction immobilière de l'Etat (DIE) qui vient de débloquer 2,7 milliards d'euros pour la rénovation de ses immeubles.
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