Immobilier ancien : pas de baisse des prix en vue en 2023, selon les notaires
César Armand
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Le marché de l'immobilier ancien se rééquilibre. Après une folle année 2021 marquée par la vente de plus de 1,2 million d'appartements et de maisons au sortir de la crise sanitaire, il n'y a eu « que » 1,133 million de transactions entre le 30 septembre 2021 et le 30 septembre 2022, selon le Conseil supérieur des notaires.
Cette baisse de 6,1% des volumes s'explique par une réduction de 6,7% en province et de 2,7% en Île-de-France.
Les prix des appartements anciens sont restés « soutenus » et ceux des maisons anciennes « dynamiques », avec +4% et de +8,2%. Comme en 2021, l'inflation s'est faite davantage sentir en région : +7,1% et +8,6% contre +0,2% et +5,7% dans la région capitale. Dans le même temps, le ratio entre l'agglomération la plus chère - Paris - et celle la moins chère - Saint-Etienne - reste stable : 2,9, contre 2,8 il y a quinze ans.
Là où le bât blesse, c'est sur le nombre de mètres carrés disponibles depuis l'an dernier. La hausse des prix conjuguée à celle des taux d'intérêt fait que les Français ont perdu, en moyenne, 4 m², passant de 84 à 80 m². Partant d'une base de crédit de 800 euros par mois pendant 20 ans en 2022, le Conseil supérieur du notariat (CSN) estime par exemple qu'il est possible de s'acheter un appartement de 43 m². C'est 1 m² de moins qu'en 2021.
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Pour les maisons anciennes, se fondant, cette fois, sur une base de crédit de 1.300 euros par mois, le CSN considère qu'il est possible d'acquérir un bien de 113 m² en 20 ans. C'est 8,1 m² de moins que l'année dernière. « Autrement dit, une pièce », pointe le notaire parisien Thierry Delesalle.
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