Lors de son dernier point presse annuel, le président de la Fédération française du bâtiment (FFB) a prédit une « chute » des mises en chantier l'an prochain. « Un autre scénario est possible si le gouvernement prend la mesure de la crise du logement qui s'annonce », a alerté Olivier Salleron. Dans le viseur: la réglementation environnementale des bâtiments neufs dite "RE2020" et la non-artificialisation nette des sols (ZAN). Explications.Malgré des « Assises du BTP » organisées par Bercy entre l'été et l'automne, malgré une intervention du chef de l'Etat aux « 24 heures du bâtiment » et malgré un Conseil national de la refondation (« CNR ») dédié au logement dont les conclusions sont attendues au printemps, le logement neuf sera à la peine l'an prochain. Après une année 2020 plombée par la Covid-19 et les confinements, suivi de deux années 2021-2022 de relance de la machine productive par les nouveaux maires, 2023 rimera avec « cassure ».
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C'est du moins l'expression employée, ce 13 décembre, par le président de la Fédération française du bâtiment, Olivier Salleron. Il prédit une « chute » des mises en chantier de 9%, soit, l'an prochain, 360.000 logements neufs en tout et pour tout - au lieu des 500.000 qu'il faudrait pour résoudre la crise du logement selon les acteurs du secteur et les responsables politiques.
Entre l'explosion des prix de l'énergie et une chaîne d'approvisionnement qui fait défaut, notamment à cause de la guerre en Ukraine, des projets ne sortent plus. Les promoteurs obtiennent certes des permis de construire, mais, sachant que les coûts de construction représentent 50% de leurs coûts de revient, toute hausse à deux chiffres des prix de matériaux est synonyme d'absence de marge et donc d'abandon du chantier.
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« Un autre scénario est possible si le gouvernement prend la mesure de la crise du logement qui s'annonce »
A cela s'ajoute un recul desdits permis de construire accordés par les maires. Le patron du Bâtiment évoque un « effondrement » de 21,3% en 2023, après un recul des ventes en 2022 de 30% dans l'habitat individuel et de 15% dans le collectif. Moins de permis est effectivement synonyme de moins d'offres et mécaniquement de moins de ventes.