Saint-Gobain renonce à contrôler le suisse Sika, mais en devient le 1er actionnaire
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Sika veut renforcer sa dynamique d'acquisitions
Denis Balibouse
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Sika veut renforcer sa dynamique d'acquisitions
Denis Balibouse
Les deux groupes sont (enfin) parvenus à un accord pour clore un litige vieux de plus de trois ans. Le numéro un mondial de la production, transformation et distribution de matériaux de construction Saint-Gobain renonce à prendre le contrôle du groupe suisse Sika. Néanmoins, il va en devenir le premier actionnaire avec 10,75% du capital - une prise de participation, pour une durée minimale de deux ans, qui lui aurait coûter 1,14 milliard de francs suisses (954 millions d'euros environ), alors qu'elle valait aujourd'hui 1,9 milliard de francs suisses (1,59 milliards d'euros).
Pour valider cet accord, Sika va convoquer une assemblée générale extraordinaire qui doit se tenir le 11 juin. Ses actionnaires seront notamment appelés à voter sur une conversion de ses actions en une catégorie d'action unique, avec le principe "d'une action, une voix".
En pratique, Saint-Gobain a acquis dans un premier temps auprès des Burkard la totalité des actions de la holding Schenker-Winkler (SWH) - qui portait la participation de 17% de la famille - pour 3,22 milliards de francs suisses, soit un montant supérieur à plus de 500 millions de francs suisses au prix convenu en 2014, puis Sika lui a racheté 6,97% de son propre capital pour 2,08 milliards de francs suisses.
Le groupe français s'est en parallèle engagé à conserver - à travers SWH - une participation de 10,75% dans Sika pour une durée minimale de deux ans.
Dans le même temps, les parties ont décidé de mettre fin à l'ensemble des procédures judiciaires en cours et Sika et Saint-Gobain ont fait savoir qu'ils souhaitaient étendre leurs relations existantes, notamment en matière de relations commerciales et opérationnelles et d'innovation.
Cet accord met fin à leur différend qui remonte à décembre 2014. Le groupe français de matériaux de construction s'était alors entendu avec la famille Burkard, héritiers du fondateur de Sika, pour racheter leurs parts qui représentaient 16,4% du capital, mais 52,6% des droits de vote. En pratique, il pouvait ainsi prendre le contrôle de l'entreprise sans avoir à lancer d'offre publique d'achat, ce à quoi s'opposait les dirigeants de Sika, mais aussi de nombreux autres actionnaires.
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Avec l'appui d'investisseurs internationaux, dont le Trust de la fondation Bill & Melinda Gates et le fonds Cascade (également contrôlé par le fondateur de Microsoft), ils s'étaient fermement opposés à l'opération. Les différentes parties s'étaient depuis affrontés par le biais des tribunaux.
(Avec AFP et Reuters)
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