Espagne : la fin de règne des champions de l'immobilier

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La grande foncière espagnole Habitat a déposé le bilan vendredi, tandis que sa compatriote, Colonial, est en grandes difficultés, ne parvenant pas à vendre certains de ses actifs. Par ailleurs, à Dubai, un grand promoteur Nakheel, constructeur notamment des célèbres îles artificielles, a dû licencier 15% de ses salariés.

Frappé de plein fouet par la crise, l'Espagne voit ses grands champions de l'immobilier vaciller. Habitat, la cinquième foncière espagnole en termes de chiffre d'affaires, a présenté vendredi le dépôt de bilan, avec une dette accumulée de 2,3 milliards d'euros.

Habitat avait racheté pour 2,8 milliards d'euros à la fin de 2006, c'est-à-dire peu avant le début de la crise financière internationale, la division immobilière de l'entreprise de BTP Ferrovial. C'est le plus lourd dépôt de bilan du secteur après celui de la foncière Martinsa, en juillet, qui accumulait elle une dette de 5,2 milliards.

Parmi les créanciers de Habitat figurent les principales entités financières espagnoles, qui voient ainsi s'accélérer la crise immobilière à un moment où la rapide croissance des impayés est en train de grever l'ensemble du secteur financier espagnol.

Par ailleurs, une autre foncière, Imobiliaria Colonial, dont la dette frôle les 9 milliards, a reconnu pour la première fois dans un communiqué au régulateur boursier qu'elle devrait elle aussi déposer son bilan si elle ne réussissait pas à vendre divers actifs, dont 33% de la SFL (Société Foncière Lyonnaise).

 

Nakheel, un grand promoteur immobilier de Dubai licencie massivement
Le grand promoteur immobilier Nakheel de Dubai, constructeur des îles artificielles en forme de palmier et autres symboles du développement spectaculaire de l'émirat, a annoncé ce dimanche avoir licencié 500 employés, soit 15% de ses salariés, en raison de la crise qui frappe le secteur. Il s'agit du licenciement le plus massif aux Emirats arabes unis depuis le début de la crise financière mondiale cet automne.

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