Pierre Fabre confie les rênes du laboratoire à son neveu

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Jacques Fabre, 59 ans, devient directeur général du groupe.

Il n'aura pas fallu longtemps à Pierre Fabre pour trouver un remplaçant à Olivier Bohuon, le directeur général limogé il y a dix jours. Le président-fondateur du troisième laboratoire pharmaceutique français (derrière Sanofi et Servier) a nommé son neveu, Jacques Fabre, au poste de directeur général, ont appris les quelque 9.000 salariés du groupe de Castres (Tarn) ce mardi. "Après toute une vie professionnelle [plus de trente ans] effectuée dans l'entreprise [...], j'en ai vécu toutes les étapes... Je participerai étroitement au pilotage de l'ensemble du groupe [...] dans un esprit de conquête, mais aussi en garant des valeurs humaines et entrepreneuriales qui ont fait notre succès depuis cinquante ans", indique le nouveau numéro deux dans un mail interne que La Tribune s'est procuré. Pharmacien de formation, Jacques Fabre, 59 ans, a débuté sa carrière en 1978 comme attaché de direction dans le groupe familial, qu'il n'a jamais quitté. Il s'est ensuite rapidement consacré à la branche dermo-cosmétique du laboratoire (marques Avène, Klorane, Ducray...) dont il reste directeur général.

Le choix de la continuité

"On revient aux fondamentaux", décrypte-t-on en interne. De fait, avec cette nomination familiale, le président-fondateur semble vouloir faire le choix de la continuité et de l'apaisement, après les erreurs de castings, à ses yeux, de ces dernières années. Depuis 2008, les nominations de Jean-Pierre Garnier, ex-patron du britannique GSK, et celle d'Olivier Bohuon, transfuge de l'américain Abbott, se sont soldées par des départs par la petite porte. Tous deux présentés comme dauphins potentiels du fondateur, âgé de 85 ans et dépourvu d'héritiers directs, ont fait long feu. Notamment en raison de la mainmise de Pierre Fabre sur la dermo-cosmétique, une branche vieillissante mais qui représente encore la moitié du chiffre d'affaires du groupe (sur un total de 1,8 milliard d'euros en 2009), devant les médicaments de prescription et l'automédication, et dont Pierre Fabre conserve jalousement les manettes.

La situation ne semble pas près de changer. "A l'occasion de sa nomination, Jacques Fabre a fait part de sa volonté de poursuivre la stratégie engagée, aux côtés de Pierre Fabre", peut-on lire dans le mail interne, qui précise toutefois aussi qu' un "comité de direction, dont la composition sera précisée prochainement, sera institué". Par ailleurs, Frédéric Duchesne, jusqu'ici directeur général de la branche médicament, en assurera aussi la présidence.

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Commentaires
a écrit le 09/02/2011 à 20:55 :
"Branche vieillissante" !!!
Renseignez vous avant d'écrire de telle contre vérité. La dermo-cosmétique depuis plusieurs années voit son CA augmenter avec des évolutions nettement plus élevées que le marché, au point que généralement PFDC est leader ou co-leader dans les différents marchés où elle est présente. De plus son ratio marge opérationnelle / CA n'a rien à envier aux meilleurs de la profession.
Certains aimeraient donc "vieillir" comme elle !!
a écrit le 09/02/2011 à 16:39 :
c'est le bon choix apres le desastre Bohuon .
a écrit le 09/02/2011 à 13:40 :
La Tribune est bien informée concernant les affaires internes du groupe, mais moins sur la réalité des affaires ! Erreur grossière sur le commentaire "branche vieillissante" pour la dermo-cosmétique; autant on peut comprendre pour la division médicament, autant la division dermatologique, 1 milliard d'euros bientot, est "resplendissante", avec le joyau de la marque Avene, qui est une des plus belles réussites de la cosmétique mondiale, et dame le pion aux multinationales, L'Oreal et Beierdorff en 1er lieu, Jacques Fabre étant un des artisans principaux de ce succès !
a écrit le 09/02/2011 à 12:45 :
Apres l'echec cuisant de Mr Bohuon c'est une bonne decision

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