Pharmaciens : l'Igas plaide pour une rémunération à l'honoraire
Audrey Tonnelier
Audrey Tonnelier
L'Igas a rendu sa copie. Chargée par le ministre de la Santé, en février dernier, d'élaborer des recommandations sur "le mode de rémunération des pharmaciens d'officines", l'Inspection générale des affaires sociales a plaidé, dans son rapport rendu public ce mercredi soir, pour la création d'un "honoraire de dispensation" des médicaments.
Il remplacerait le système actuel de "marge dégressive lissée", selon laquelle la marge accordée aux pharmaciens baisse avec la hausse du prix des traitements délivrés. S'y ajoute aujourd'hui un forfait par boîte. Un système décrié par les intéressés en raison du recul en volume des ventes des officines, mais aussi de la multiplication, en proportion, des traitement plus onéreux.
La mission propose aussi de "déplafonner" les remises sur les génériques et d'"encourager les regroupements" d'officines.
Par ailleurs, elle juge "inéluctable" la vente sur Intenet de médicaments à prescription médicale facultative, "du fait de la jurisprudence de la Cour de justice européenne". L'Igas se dit en revanche "partagée" en ce qui concerne les médicaments à prescription médicale obligatoire et la vente par des "structures non adossées à des officines physiques".
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Enfin, l'Igas suggère, comme le souhaitent plusieurs syndicats et groupements de pharmaciens, de créer de "nouveaux services" rémunérés à l'acte pour les officinaux. Parmi eux, le renouvellement des traitements de maladies chroniques, la dispensation à domicile ou encore le suivi vaccinal.
Enfin, la mission plaide pour une "certification" des officines permettant de suivre plus efficacement le secteur.
Audrey Tonnelier
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