AZF : une catastrophe industrielle toujours en débat 20 ans plus tard
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Une grande partie du terrain de l'ancienne usine AZF n'est toujours pas dépolluée à cause de scellés de justice.
Jean Philippe Arles
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Une grande partie du terrain de l'ancienne usine AZF n'est toujours pas dépolluée à cause de scellés de justice.
Jean Philippe Arles
Le 21 septembre 2001, à 10 heures 17 minutes, une immense déflagration ravage l'usine chimique AZF et ses alentours, provoquant 31 morts et plus de 5.000 blessés. Le choc dans l'opinion a été d'autant plus violent que le drame intervenait quelques jours après les attentats du 11 septembre à New York. Vingt ans après, la plus grande catastrophe industrielle reste toujours dans les mémoires, notamment à Toulouse, et ses blessures persistantes.
La mairie de Toulouse doit inaugurer le 21 septembre prochain « un parcours mémoriel » sur l'histoire de l'usine, l'explosion et ses conséquences mais aussi ses mobilisations et batailles judiciaires en quête de responsabilités.
Au terme d'interminables procédures, la justice a finalement condamné en 2017 l'ancien directeur de l'usine à 15 mois de prison avec sursis et la société propriétaire de l'usine, Grande Paroisse, filiale de TotalEnergies, à 225.000 euros d'amende. Un jugement qui laissera un goût amer aux victimes et un sentiment d'inachevé du travail de la justice.
Fait exceptionnel, le premier procès en appel sera même cassé par la Cour de Cassation, pour défaut d'impartialité des magistrats. Et, 20 vingt après, le drame conserve ses zones d'ombre. L'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo n'avait-il pas titré, cinq ans après les faits, « A Toulouse, tout a éclaté, sauf la vérité ! ».
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Toutefois, le groupe TotalEnergies a immédiatement assumé sa responsabilité d'industrielle, sans attendre le résultat des enquêtes. Le groupe pétrolier a lancé des actions de solidarité pour répondre à l'urgence et aux besoins des victimes de 2001 à 2004, et Grande Paroisse a mis en place un dispositif de règlements des sinistres, avec à la clé, près de deux milliards d'euros d'indemnisation versées (99% des dossiers traités à l'amiable). Le groupe a également pris des engagements de création d'emplois dans le bassin économique de Toulouse.
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